‹ Les PéritonitesChapitre 19 sur 38 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

I. Fréquence. — Si les péritonites par perforation sont rares (4 o/o) les péritonites par propagation le sont encore plus ; nous ne parlons évidemment que de celles qui se sont manifestées cliniquement et ont altiré l'attention des observateurs. Il ne serait guère possible peut-être d’en réunir plus de trentecinq à quarante observations sur les cas de fièvre typhoïde publiés. Nous avons essayé, d'expliquer cette rareté : peu fréquentes sans doute sont les causes générales et locales qui diminuent la grande résistance de la séreuse et par conséquent favorisent la germination sur le terrain péritonéal des bacilles entraînés sur lui. Il faut encore une dose assez forte de virus et de bacilles infectieux pour produire la péritonite : la « gendarmerie globulaire » lutte activement contre cet envahissement et le plus souvent défend l’organisme avec avantage.

La plupart des observations se rapportent à des malades jeunes. C’est à de tels sujets, d’ailleurs, que de préférence s’attaque la fièvre typhoïde. Cependant Murchison cite un cas chez un malade âgé de 50 ans et Josias chez un homme de 60 ans. Le sexe ne paraît pas jouer un rôle importaut.

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