PRÉAMBULE
C’est à notre maitre, M. le professeur Chantemesse, que revient l’idée première de ce travail. Des faits, peu nombreux mais intéressants et qui devaient être la base de nos recherches, sont passés sous nos yeux. Nous en avons consigné les détails avec soin. Nous observions sous la direction de notre savant maitre qui n’a pas manqué — avec cette sollicitude particulière dont il entoure ses élèves — de nous éclairer, en toute circonstance, de ses judicieuses réflexions.
En prenant pour sujet de notre thèse : « Les péritonites par propagation au cours de la fièvre typhoïde », et en apportant le tribut d'observations recueillies à l'hôpital, nous avons surtout pour but de fournir des matériaux à celui qui voudrait entreprendre une histoire complète de cette affection.
Nous n’avons pas à développer des idées toutes neuves car c’est un peu en médecine que cet axiome
est vrai : « Vihil sub sole novum ». Mais nous avons tenu à expliquer des faits souvent mal interprétés, et à en dégager quelques vérités niées et rejetées même par des cliniciens éminents.
Nous avons recherché dans diverses publications de dates antérieures des cas analogues à ceux que nous présentons. Il est possible de trouver dans diverses observations des mentions concernant l’affection qui nous occupe. Ces mentions sont utiles en ce sens qu'elles prouvent que la pathogénie de cette affection n’est pas une simple vue de l’esprit mais que les éléments de son existence sont démontrés depuis longtemps.
Nous croyons être utile en présentant d’une façon succincte les faits déjà relatés et ceux que nous avons pu constater nous-même. Evidemment nous ne pouvons prétendre au rare privilège d'obtenir pour ce travail l’assentiment ni même la tolérance de tout le monde. De plus nous ne nous flattons pas de porter la pleine lumière sur le sujet que nous entreprenons. Mais n’aurions-nous fait que poser un point d’interrogation que peut-être nous n’aurions pas tout à fait perdu notre temps.