UC1LE, à Saint -Lé on
Vous savez charmer ma vue.
DE ."M ont, à Madame de Mewlle.
Ah! qu'il faut être ingénue Pour avoir un tel amour i C*st une chose étonnante; Je vtuA voir c tte innocente.
(// écarte te fpqHage et reconnaît Saint- Léon. )
L'aven tuiv est excellente !
Mue. IîE M EH VILLE.
Mais qu'avez-vous donc?
DERMONT
Parbleu !
Venez, regardez vous-même.
Cet oiseau que tant elle aime , C'est mon coquin de neveu.
Mme. DE MLRVILLE.
Votre neveu !
DERMONT
Et Mademoiselle Nicelte est probablement ayec Monsieur. Jaquot.
Mm\ DE MERVILLE.
Quoi, ma fille ?
LUCILE
Ma mère !
Mme. DE MERVILLE et DEBMONT.
AlR : A f ouvrage ^ à l'ouvrage.
O merveille Sans pareille !
Je Joute encore si je veille j O merveille Sans pareille !
Oui , vraiment , C'est un amant l
ujcijle, à Saint-Léon.
Approcnez , suivez meF pas , Ma mère n'est pas cruelle.
NIcette , à Jaquot.
Jaquot j v'nez quand j'vous appelle, Mad&m' ne vous tuera pas.
saint-léon, à Dermont.
Ah! prenez-moi sous votre aile, Mon cher oncle , s'il vous plaît !
IAJCILE , à part.
Quoi ! ma mère avait près d'elle L'oncle de mon perroquet !
ENSEMBLE
O merveille Sans pareille 1 Je doute encore si je veille ; O merveille Sans pareille !
Oui , vraiment , C'est un amant I
SAINT-LEON
Permettez-nous de passer notre vie avec elles.
DERMONT
Ce que vous demandez ne dépend pas de moi, c'est à Madame à prononcer.
LUC ILE
Ma mère, pourrie z-vous nous séparer ?
NICETTE
Il dit que j'ai été faite exprès pour lui.
Mm\ DE MKRVILLE.
Rassurez vous, mes enfans ; loin de vous séparer de ceux que vou chérissez, je prétends à jamais les retenir auprès de vous par l'hymen.
LUCILE
L'hymen! qu'est-ce que c'est donc que cela?
DERMUNT.
C'est une cage d'où l'on ne peut sortir.
NIC ET TE
Tant mieux.
DERMONT
Et moi , serais-je le seul renvoyé?
Mme. DE MERVILLE.
Une mère doit toujours donner l'exemple...
( Elle donne la main à Dermonl, qui la h ai se en tornant à ses genoux, les deux jeunes fil 'es V imitent et les deux jeunes gens font contrat Dermiut. )