N1CETTE, LUCILE, LA MERE PHILIPPE
NICETTE
Quel dommage , il a disparu !
LUCILE
Celui-là n'est pas de 1$ plus belle espèce.
Que voulez-vous dire iJ
Que tout à l'heure sur cet arbre j'ai vu un autre perroquet , il m'a paru charmant , celui-là , et pourtant je n'ai fait que l'entrevoir.
LA MÈRE PHILIPPE, Vous a-t-il parlé ?
NICETTE
Il a dit : l'amour.
L'amour !
LUCILE
AIR : Souvent la nuit quand je sommeille.
Nous l'avons rempli d'épouvante , En vous appelant, quel malheur !
Il a disparu ; mais , ma tante , Ses traits sont restés dans mon côsur.
Ne croyez pas que je l'oublie.
Si c'est un oiseau je sens là Qu'un oiseau comme celui-là Ferait le bonheur de ma \ie.
LA MÈRE PHILIPPE , à part.
Ah ! mon Dieu ! mon Dieu ! quelle aventure , si je n'y ets ordre , je perdrai tout le fruit de mes soins. ( Haut ). Rentrez, rentrez Mesdemoiselles, il y a du danger pour vous.
LUCILE
Du danger !
Apprenez que cet oiseau , qui a l'air si doux, en veut principalement aux femmes.
NICETTE
Aux femmes !
Loin de les fuir , il les recherche quand elles sont jeune» et jolies. Il met toute sa gloire à se laisser prendre par elles; mais une fois qu'il est pris , il brise se$ filets, et s'envole pour ne plus revenir.
NICETTE
Vraiment !
LUCILE
C'est bien dommage !
Air : Et pousse et aye ! v'ià comme il arrive.
Fillette quand elle ose S'en approcher , s'expose^ Et ces oiseaux sont cau^e De ses plus grands
To urine os.
C'est en vain qu'on les aime , /
Tromper , c'est leur système 9 Leur malice est extrême , Et d'en iixer aucun
Je défie i ( ter. }
*o LES PERROQUETS,
NICETTE et LUCIDE.
Ah ! j'ai bien envie Xy^w attraper un I
Loin de vous l'envie D'en attraper un !
( Elles sortent. )
S e E N E VI IL