XXIII, 9; cf. XXII
:;. Odyss., IX, 269; XIV, 57; XVII, 480; Plato, de Legibus, V, ioitio ; Plaut., Pœnul.y V, 2, 71: Cic, ad Quinlum fralrem^ 11, 12 ; Arrian., DisserL^ 11, Xf.
DE SAINTE THECLE 15
protecteur des étrangers ^ D'autres Actes de martyrs^ ceux de saint Claude et de saint < Astère , offrent un passage parallèle à celui de Thistoire de sainte Thècle ; une femme soumise à la torture jette ces mots au proconsul : « Si tibi bonum videtur ut ingenuam mulierem et peregri- « nam sic torqueas, tu scis; videt Dcus quod agis ^ »
J'attache un prix particulier à la mention qui montre ensuite la jeune vierge déchirant la tunique de Tinsolent et lui arrachant sa couronne. Rien de plus fréquent que de trouver, en pays grec, des magistrats stéphanophores. A Smyrne, à Sardes, à Thyasis, à Cymes, à Pergame, à Lampsaque, c'est-à-dire dans les provinces voisines de la Lycaonie, où nous transporte Thistoire de sainte Thècle, des marbres nombreux portent les noms de ces hauts personnages'. Une statue autrefois venue de Smyrne à Venise, et malheureusement disparue, offrait Timage d un fonctionnaire couronné dont une inscription donnait le nom. Vu par Peiresc^ dans les manuscrits duquel j'en trouve plusieurs copies *, ce marbre est, à ma connaissance, le seul qui nous représente un de ces stéphanophores de TAsie grecque, parmi lesquels comptait celui dont sainte Thècle punit la témérité.
a Erat autem eulogium cjus scriptum : SACRILE- GIVM , » dit plus loin la version latine de notre texte, en parlant d'un éci'iteau placé au-dessus du poteau où la sainte, exposée aux bêtes féroces, était liée dans Tamphithéâtre. C'est la traduction libre de ce passage de l'original grec, qui a son importance : 'H Sa aiTta ^v t^ç èîrsvsxôei- Tr,q (tjxf/; YP«?^îj lEPOlYAJÂ ^ Ce même mot aiita se retrouve
1. Pindar., Olymp., VIIl, 21; .Vcm., Il, 8, 1; Cic, ad Quinlum, II, 12; De finibuSf III, 20, 66 ; il était encore pour l'étranger d'autres divinités protectrices.