‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 116 sur 307 · L-ÉDIT · texte numérisé non relu

L-ÉDIT

mort que de porter la main sur uq acte sacré comme tout ce qui émanait de Tempereur et que l'on ne devait toucher que pour le baiser et Tadorer *.

La promulgation de Tédit se faisait sous des formes multiples. On le proclamait au son de la trompette * ; on le lisait au peuple réuni dans le cirque '. Avec quel respect devaient être écoutés les ordres du souverain, saint Ghrysostome le dit, alors qu'après avoir récité en chaire un passage des Livres saints, il ajoute : « Soyons attentifs et éloignons toute pensée profane^ car les lois divines nous ont été envoyées pour notre salut. Lorsqu'on nous lit les commandements du prince, il se fait un profond silence ; toute rumeur s'apaise ; on prête Toreille pour connaître la volonté suprême. En grand péril serait celui qui ferait entendre le moindre bruit et interromprait la lecture *. »

Certains actes dont parle Ulpien devaient être placardés dans des lieux apparents, clairement écrits en lettres grecques ou latines, suivant le pays^ afin que nul ne pût prétexter d'ignorance ^ Il en était ainsi de Tédit impérial. Au forum surtout, on le comprend, était exposé Yalbum^ toile de lin ou table blanchie, sur laquelle on l'avait transcrite ^ C'est en ce lieu que saint Pionius est appelé pour l'y voir affiché \ « Il est sous tes yeux, » disait le juge aux chrétiens en leur demandant s'ils n'en avaient pas connaissance', et souvent devant le tribunal, il leur en était donné lecture '.

Enseignée ou non au fidèle^ alors qu'avec le secours des pasteurs, il se préparait au bon combat '% une réponse lui

i. MoQ mémoire intitulé : Les Actes des Martyrs, suppl, aux Acia sincera,

2. Basilii magni oratio de s. GordiOy § 2 {Acta sincera, p. 511).

Page 1