Grabe, t. I, p
dans le verset où saint Marc parle ainsi de Técriteau placé sur la croix du Seigneur : Kal ijv ilj èxiYpa^t) ff^Ç «xfaç aixoS è7:tY6Yp3tw'^i * O BÂ2IAEY2 TCON lOYAAICON'. L'écriteau était un résumé de la sentence et disait la cause de la condamnation : oLrJ.x Tfj; 6avaT(iff£<i);, écrit Dion Gassius '. L'emploi de cette expression dans les Actes de sainte Thëcle n'a donc rien que de très rassurant, comme aussi le fait matériel qu'ils énoncent. Nous retrouvons, en effet, sous les règnes d'Auguste, de Galigula, de Domitien, de Marc-Aurèle, des écriteaux de même sorte placés auprès des condamnés '.
Quelques lignes plus loin, nous voyons le gouverneur faire saisir et amener par le strator la vierge qu'attend Kamphithéàtre. Cet appariteur n'est désigné ici que dans l'ancienne version latine ; je dois néanmoins faire observer que la mission à lui donnée, d'après ce seul texte, n'a rien que de conforme à ce que nous savons d*ailleurs et de source certaine. Ce fut en effet également par un 5^a/orquele proconsul envoya prendre saint Cyprien pour le présenter devant le tribunal *.
Une circonstance mentionnée par saint Zenon • se retrouve dans la pièce qui nous occupe. La sainte, condamnée aux bAtes, fut, dit-il, exposée nue dans le cirque ; mais, à ce sujet, notre texte ajoute un détail qui n'a rien d'ailleurs de contraire à ce que rapporte saint Zenon •, et sur lequel j'insisterai. Cette nudité n'était pas absolue, car un 8tiÇa>{Aa avait été donné à la jeune fille. Ici, les monuments de l'art antique peuvent, en même temps que les textes, être produits