LIV
3. Dio Cas»., locy cit.; Suct., Calig., XXXII; Domit., X; Euseb., HiiL Ecclea.t 1. V, c. i.
4. Acta proconsularia s. Cypriani, § 2 : « Veneruut ad eum principes duo, unus strator orflcii Galcrii Maximi Proconsuli^,... et alius equistrator a eustodiis ejusdein (tfficii, qui in curriruluni eum levaverunt, in medioque posuerunt et in Scxti pcrdiixerunt. » (Uuinart, Acla aincera, p. 217).
5. Lib. I, Irart. vni, p. 96. Voir aussi une pièce attribuée à saint Jean Chrysostome et intitulée De zelo ac pietate § 2 (éd. Montfaucon, t. VUI, p. 546).
6. e les mots y^li^vi;, nudus, n'impliquent pas le fait d'une nudl<
DE SAINTE THFXLE 17
en témoignage. Gicéron dit qu'il n'était pas permis aux acteurs de paraître en scène sans le léger subligaculum\ et THistoire secrète de Procope confirme ce renseignement^ alors que Tauteur nous raconte comment Théodora se montra souvent, dans le théâtre, avec ce simple vêtement. « Ce n'est pas, ajoute le pamphlétaire, qu'elle eût scrupule de s*en dépouiller en public ; mais nul n'avait le droit de paraître ainsi sans le 3tiC(i)[jLa'. Il existe trois vases peints sur lesquels figurent des femmes faisant des tours d'agilité : l'une, s'ap* puyant sur les mains, tire de l'arc avec les pieds; une autre saute entre des épées fichées la pointe en haut; ces saltimbanques n'ont d'autre vêtement que le subligaculum réglementaire '. Il en est de même pour Atalante luttant contre Pelée, que nous voyons représentée sur un miroir étrusque *. La nudité des femmes appelées à paraître dans les jeux ne devait donc pas être complète, et le texte des Actes de sainte Thècle nous apprend qu'au moins pour les malheureuses condamnées aux bêtes, on observait la même règle. Un petit bas-relief de terre cuite que je reproduirai plus loin montre qu'il en était autant pour les hommes ^
Une autre particularité relative au vêtement doit également trouver sa place dans l'examen qui m'occupe. Délivrée par un nouveau miracle^ la jeune vierge apprend que saint Paul 8*est retiré à Myra, en Lycie ; pour le rejoindre sans être reconnue, « elle relève dans sa ceinture sa tunique^ et, par une couture, lui donne la forme d'un vêtement masculin. » 'AvaÇwjajJLiVTi t6, xal jba^aTa tov ^(iTwva elç hzz'siiù'zo^i 9/iJ[jia àvîp'.xov*. Ainsi parle le texte dont les termes précis m*ont frappé tout d*abord, et j'ai voulu savoir si cette facile transformation d'une tunique de jeune tille en un habit d'homme