‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 131 sur 307 · Passio s. Quirini, § 2. {Acta sincera^ p · texte numérisé non relu

Passio s. Quirini, § 2. {Acta sincera^ p

6. Acla S. Agapes j Chioniœ et Irenes^ § d. (Acta sincera, p. 395)

156 LA FUTE

Magyda ' et saint Philippe d'H^raclée qui demeura à son poste de combat en répétant : « Que la volonté de Dieu s'accomplisse ' ! ». Ces hommes sans peur étaient des évoques. Leur place était au milieu de ceux dont le Christ leur avait confié la garde, car le salut du pasteur est en péril si, par sa faute, quelque fidèle meurt en état de péché';nedevaient-ib pas être présents pour assister ceux que menacerait le trépas ? On raconte qu'en ces anciens âges où tant de chrétiens attendaient Theure dernière pour recevoir le baptême, un jeune homme surpris seul, au milieu de la campagne, par une troupe de barbares et blessé mortellement^ s'écria éperdu : c Montagnes et forêts^ baptisez moi ! Arbres, a rochers et fontaines, accordez-moi la grâce qui régé- « nère * ! » Pareille était Tangoisse des peuples, alors qu'une retraite devenait impossible. Tous à la fois, hommes, femmes, enfants, vieillards, se précipitaient dans Téglise, réclamant à grands cris l'absolution, la réconciliation, le baptême. Si les ministres de Dieu étaient absents, quel immense malheur pour ceux qui périssaient sans être régénérés, lavés de toutes leurs fautes ! quels gémissements, quelles imprécations contre eux qui avaient déserté leur poste ' ! Un saint de la Gaule, Rogatien, connut cet abandon ; le prêtre avait fui épouvanté et le jeune martyr trouva dans son propre sang le baptême qu'il n'avait pu recevoir dans Tcau sainte ^

(îonlre les pasteurs qui se retiraient, pareils au berger mercenaire qui abandonne ses brebis {Joh. X, 12), rKglise s'armait de rigueur'. Un acolyte et deux sous- (liacros, coupables de celte faiblesse, furent déférés aux (Wê(|iios et au peuple d'Afrique dont le jugement dit saint

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