‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 137 sur 307 · Bymn. F. De i. Vincentio, t. 269 et suivants · texte numérisé non relu

Bymn. F. De i. Vincentio, t. 269 et suivants

« lumière éclatante et un parfum céleste remplirent ces lieux « sombres *. »

C'était surtout aux fidèles ramenés en prison après Tau- (iiencc que le juge, impuissant à les vaincre, faisait sentir toute sa colère. Là se trouvaient les ceps où les martyrs, déjà brisés par la torture, étaient enserrés, écartelés ' ; on les jetait, chargés de chaînes ', sur des tessons aigus qui déchiraient leurs flancs *. A ces souffrances s'ajoutait le tourment de la soif et de la faim. Plusieurs moururent ainsi dans la prison % comme les romains, ces hommes de race impitoyable, y avaient fait périr Jugurtha. Les moins maltraités recevaient, à de longs intervalles, une nourriture insutfisante **, acte sans nom et que devait, à la fin du siècle dernier, renouveler la méchanceté des hommes \

L'une des pièces les plus précieuses qu'aient laissées les premiers âges chrétiens, la Passion de saint Montanus et de ses compagnons nous montre un groupe de saints reconduits au cachot après avoir confessé le Christ devant le juge païen. « Vainqueurs du diable dans cette première rencontre, « nous eûmes encore, écrit l'un des martyrs, à subir encore « ses assauts. Ce fut par la faim et la soif qu'il essaya de nous '< réduire. » Dans cette fièvre des privations qui fait rêver aux malheureux un apaisement de leurs souflTrances, une fidèle enfermée avec les hommes *, suivant l'usage barbare d'alors, eut une vision, tableau digne d'inspirer, par sa simplicité touchante, les peintres chrétiens des premiers siècles. C'était une veuve nommée Quartillosa. Trois jours auparavant, son

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