Voir mon chapitre XVIII
2. « Tararhus dixil : Paratus sum tihi ad omoia, portant arma Dei. Maximiif^ dixit : Qiur arma portas, malediclfî ? Ecce nudus es, lotus vulueratus. » Aria s. Tarachi, § 7 iAcia sincera, p. 436).
3. « Fdix presbyler rospondit : Et quae est vita nostra, nisi ut Dominum nostruii) Jesuiu Christum pra'dicemu}*, ... ut fruatur UDUftqui^quc vita alterna? Dicit ei Turcius . Quae est vita œtema? » Acta ss. Irenœi et Musiiolse^ § 2. Bollaud. 3 jul.i.
4. « Dicit ci Mustiola : Si scires donum Domini noslri Jesu Christi, non perdcres lumen a'ternum. Dicit ci Turcius : Quid est lumen œternum ? » {ibid. § d). <« Claudiuâ respondit : Nos dauius honorem Deo omnipotent! et Domino nostro Je«îu Christo, lilio «'jus, in cujus nomine somper spcravimus et post tenebras ad lucem nos venir'se confidimuf*. Lampadius tribunus dixil : Et qujL' lux tam clara quam Dcimiif^uïSoWfi'in Possioss. Quatuor Coronalorum, Wattenbach, Untersuchunr/en zur hôm'tschen Kaisergeschichle. T. III, p. 335).
5. <« Respondit Maximus : Ego conçus hactenus extili, sed nunc illuminatus sum. Tune dixit Valcrianus : Et quai est iliuminatio ? » (De Rossi, Roma sollerranea, T. III, p. 205).
6. » Martianus ait : Quid est Seraphim ? » (Acta disputationis s. Achatiiy § 1 [Acta sincera^ p. 153).
7. Passio S. Firmi et Rustici (Maffei, Istoria diplomatica^ p. 304) : « Quis pro nobis passus est ? »
8. « Cum diu ca'deretur B. Getulius, maguificans Dominum, voce clara dicebat : (Jratia Deo Patri omnipotenti et Domino Jesu Christo quia olTero ei mundum sacrificium. Licinius dixit: Quod est sacrificium mundum? » [Acta 8. Getutii, § 6. Bolland. 10 jun.). Cette formule se retrouve sur un autel antique marqué du monogramme du Christ, dt-couvert dans les ruines d*El-Guiz :
ADFEHTE DOM MVNDVM SA CHVCIFIVM
(De Bosredon, Notices et mémoires de la Société archéologique de Conslanline, T. XIX, p. 8).
9. « Pontifex autem iuterrogavit protinus : Quid sibi vull Amen? » {Martyrium s, AnaslasiaSy § 28. Surius, 23 dec).
nom de frères que les chrétiens échangent entre eux trouble et déroute leurs persécuteurs * ; on s'étonne d'entendre une vierge parler de son époux céleste * ; un consulaire croit que la Trinité invoquée par le saint est celle de Mars, d'Apollon et d'Esculape^ Alors qu'au préloire saint Euplus vient lire quelques préceptes de l'évangile , un juge s'écrie : « Que signifie tout cela?* » — « Assez de vaines paroles, d dit un autre à un homme qui, même devant le tribunal, veut enseigner le peuple et gagner des âmes au Christ *.
A l'étonnement que cause leur langage, s'ajoute parfois quelque inquiétude. On croit surprendre dans leur bouche le mot d'ordre d'une conspiration depuis longtemps soupçonnée. Les chrétiens parlent d'un avènement, d'un règne impatiemment attendus, d'un roi dont on suit les commandements, d'une cité mystérieuse vers laquelle tous les yeux sont tournés. Par quatre fois, saint Justin, Eusèbe, les Actes des Saints, nous montrent sur ce point la pensée des idolâtres. Ici, c'est Domitien supposant quelque compétition à l'Empire et demandant quand doit paraître ce règne du Christ que l'on dit si proche*; ailleurs, une môme méprise est reprochée aux païens. « Si vous nous entendez dire, écrit saint Justin, que nous attendons « le Règne », vous imaginez qu'il s'agit de quelque chose de terrestre et d'humain. Nous ne songeons qu'au Règne de Dieu \ » Quand vient la dernière persécution, les gentils ne savent pas mieux les façons de dire et les pensées de ces hommes qui, depuis si longtemps, vivent et combattent sous leurs yeux. En l'année 304, un chef des lecteurs