‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 175 sur 307 · Terlull., .Ifx?/., XL Vil · texte numérisé non relu

Terlull., .Ifx?/., XL Vil

DES Martyrs 199

A Tâge des persécutions, et plus tard, sous Constantin même^ le théâtre retentissait de moqueries contre la foi nouvelle. Les cérémonies du baptême y étaient grotesquement reproduites, et ce fut sur la scène même qu'un acteur nommé Genesius , chargé d'en amuser la foule païenne, se déclara chrétien et réclama hautement la gloire du martyre *.

Ceux que n'effrayait pas la mort sous ses formes les plus épouvantables ne pouvaient prendre souci de telles attaques. « Une heure viendra, disaient-ils, confiants dans la justice de Dieu, une heure viendra, Theure du jugement, des supplices sans terme et des flammes toujours dévorantes. L'âme et le corps demeureront immortels pour l'expiation. Nous verrons souffrir à jamais les railleurs auxquels nous aurons été donnés pour un instant en spectacle ; les justes se dresseront devant ces misérables qui rediront avec désespoir : Voilà les hommes que nous avons poursuivis de nos moqueries. De quoi nous ont servi nos dédains et notre orgueil superbe? Toutes les choses de la terre ont passé comme une ombre. Ils connaîtront alors les châtiments sans fin, ceux-là même qui refusaient de croire à la vie éternelle '. »

1. Socrat., HUt. eccl., I, 6 : "ûore 6/){iOfftx, xa\ èv aûroTc Ocatpoïc tbv ^pc OTtavt<rti.ov Y<X&96at.

2. Pastio 8, Geneaii (Acta sincera, p. 270) ; Chronic. PaschaUy a» 297, éd. de BonD, p. 513.

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