‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 178 sur 307 · De morlalilate, XV · texte numérisé non relu

De morlalilate, XV

6. Tacil.. Annal,, V, 9; Suet., Tiber. LXI, Dio Cass., VIII, 11.

7. Voir, pour la controverse engagée sur ce point, Baronius, Marlyrol. roman. 3 sept. ; Dom Martin, Explicalion de plusieurs textes difficiles de VÈeriture, i^ partie, p. 113; Mamachi, Origines et antiquitates christianœ, t. ni, p. 367 ; V. D. B. (Le Père Victor de Buck), De phialis ruhricatis, c. XI.

sécuteurs. Pour faire renier la foi chrétienDey ils avaient cherché, dans la torture, une voie de contrainte inusitée ; c'en était une autre qu'ils appliquaient et par surcroit, aux épouses du Christ. « Les empereurs, lisons-nous dans les Actes de saint Didyme et de sainte Théodora, les empereurs ont ordonné que les vierges sacrifient aux dieux ou qu'elles y soient forcées par la crainte des derniers outrages *. » Il s'est donc agi, dans ce cas, non de la régularisation d'un meurtre juridique, mais, comme l'atteste encore saint Âmbruise, d'une épouvantable alternative laissée aux filles chrétiennes*.

D'autres preuves en existent qu'il me faudra chercher sur un terrain nouveau, n'ayant plus même, pour m'appuyer, ici, des pièces qu'ait admises Ruinart; mais, j'ai tenté de le montrer dans un volume récent, des Acta marlyrum^ peu dignes de foi dans leur ensemble, offrent souvent des traits qui ne sauraient être suspectés ^ et tel est celui que je dois soumettre à l'appréciation du lecteur.

Une pensée qu'on rencontre également dans les écrits des philosophes païens ^ dominait les fidèles. Chez l'homme, répétaient-ils , réside l'Esprit divin ; notre corps est son temple \ De là le nom de Théophore donné à saint Ignace. Par l'emploi d'une figure analogue, les chrétiens se disaient u les vases du Christ » et nommaient les gentils « vases de Satan * ; » Templum Dei, vas Christi, tels étaient les noms qu'ils se plaisaient à prendre. « Notre corps, écrivait Lactan- « ce, est comme un vase que l'Esprit céleste habite pour un « temps " » et de nombreux monuments funéraires traduisent

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