Tillem. Uisi. eccL T. lU, p
4. Dos Religionsfrevel nach rômischen Becht {Histor, Zeilschr. N, F. T. XXVin, p. 395); cf. Le droit public des romains, traduction de M. Girard T. l, p. 158.
5. S. Gregor. Nysa. T. Ul, p. 657, Vita s. Gregor. Ihaumal. Si, comme on doit le penser, saint Pionius a été martyrisé en 250, c'est-à-dire sous le règne de Décius qui monta sur le trône en 249, une difûculté résulterait ici de ses paroles, d'ailleurs singulières, à des magistrats qui n'ont pas le jus glndii : u Jussi estis contradicentibus non vim inferre, sed mortem » [Acta sincera, p. 138 et 148).
6. Irulit. div. L. V, c. xi ; De mortibus persecutorum, c. xxii.
z-i LA TOHTCRE
r^nirf le Sei^near. échapper aux supplices^ ce n*est pas à dire .;ue le< r«les ancieoDes aient été toujours transgres- Sfrr>. L'hÎ5toire m^ine des persécutions nous en apporte une prru\e.
S'il est un h«>mme dont les écrits puissent nous renseigner utilement sur les questions de procédure, c'est le poète Prudence qui. par deux fois gouverneur de province, a exercé ainsi les fc^nctions judiciaires '. Dans celle de ses hymnes où il raconte la Passion de saint Romain, le magistrat ordonne d'étendre et de déchirer le martyr sur le chevalet ; fidèles à leur devoir, les appariteurs interviennent, avertissant leur chef que Taccusé, de famille noble., ne peut, comme tel, être soumis à ce genre de supplice, et le juge revient sur son ordre*. Le fait est remarquable à un double point de vue : d^abord, parce qu'au temps où souffrit saint Romain^ c*est-à-dire sous Galérius, les chrétiens, nous venons de le voir, avaient été mis hors la loi : j'ajoute que, tenus pour coupables de lèsemajesté et poursuivis de ce chef, ils perdaient toute immunité et pouvaient, d'après le droit commun, être tous, nobles ou plébéiens, également soumis à la torture. « Cum de eo " crimine qua*rilur, dit le jurisconsulte Paul, nulla dignitas a a tormentis excipitur*. » De l'incident dont parle Prudence, ressort un point utile à noter, c'est qu'au quatrième siècle,