LA CONFISCATION -IM
contumaces, est-il dit au Digeste, sont placés sous séquestre ; ils sont ensuite confisqués * >?. Saint Cyprien parle souvent de lidèles dépouillés de la sorte : « Extorres facli sunt, patrimonio derelicto et bonis suis omnibus spoliati » *. C'est là, ajoutet-il, le second degré dans le martyre'; avant de s'élever au premier rang dans cette gloire, il avait de lui-même abandonné ses biens au fisc, en acceptant les douleurs d'un exil volontaire. Des annonces dont la formule se lit dans une lettre du saint évêque, précédaient le séquestre ou la saisie; lors de sa retraite et pour procéder à Vannotalw^dont parle le Digeste *, on avait fait crier par le prœco une sommation à qui posséderait quelque part de ses biens : « Si quis tenet vel possidet de bonis Ga^ciliani Cypriani episcopi christianorum »^
A Vofficium était remis le soin d'opérer les recherches. Nous le savons par une constitution datée de 369 qui règle minutieusement^ pour les meubles et pour les immeubles, la forme, les termes mômes de Tinventaire à dresser* et, dans un passage qu'on peut croire d'une époque plus ancienne, les Actes de sainte Agathe nous montrent le gouverneur se mettant en chemin, avec son officivm, « ad investigandas facultates ejus »^ .
Proscribere^ publicare étaient les synonymes de con/iscare ; le mot titnlare^ qui se prenait dans le même sens, rappelait le mode d'exécution employé par les agents du fisc, ainsi qu'en témoigne cette sentence prononcée contre une martyre : « Sabinam diis inobedientem. Dominos quoque et Augustos blasphemantem, gladio percuti decrevimus atque omnes facultates ejus publicis titulis praesignari » ^
1. L. 5, De requireDdis vcl absentibus damnandis (XLVUI, xvii}.