BoIIand. 5 febr
8. Ado, Marlyrol, 29 aug. et Passio s. SerapisSy § 14 (BoIIand. 29 aug.) cf. Acla s. Sergiiy § 3 « Gladio percuti decrevimus atque omnes facultates ejus publicis titulis consignari » (24 febr.)
iJi LA CONFISCATION
Ces tituli, inscrîptious tracées sur des bandes de pourpre ' et que Ton plaçait sur les propriétés saisies, domus tiluiatx^ dit saint Grégoire le grand ', constataient la main-mise de rÉtat. Dans une lettre célèbre où il raconte les violences des Ariens et la saisie d'une basilique, saint Ambroise parle de ces corlinx reyiœ^ vêla regia, apposés par ordre du prince sur Tédilice sacré '.
Les inscriptions nous gardent les noms de Procuraiares ad bona damnatorwm ^ chargés de liquider ces biens que Ton vendait aux enchères publiques ^ Il en était pourtant que le fisc ou TEmpereur conservait en nature ; en ce qui touche ce dernier, Tacite et Philon noas Tattestent * ; des restitutions aux condamnés étaient parfois accordées, comme le montrent un rescrit de Garacalla ^ et un poème de saint Paulin de Noie *. Ajoutons qu'après la tourmente, une lettre de Constantin ordonna de rendre aux fidèles leurs biens saisis, soit que le fisc les eût gardés, soit qu*il les eût mis en vente •.
Att moment où fut édictée cette mesure réparatrice, les rigueurs de la loi romaine avaient, et dès longtemps, pesé sur les fidèles ; les cxtorres^ chrétiens en fuite, acceptant volontairement toutes les douleurs delexil*®, les enfants des martyrs, et avec eux ceux dont on confisquait les biens, en leur faisant grâce de la vie**, toutes ces victimes innocentes venaient
1. Ce détail e^t noté, au VI« siècle, par Agathias {Hislor. IV, 4).