s. August. Civ. Dei, XXII
2. Tertull. ApoL XVUl : « Usée et nos risimus aliquaado ; » S. Greg. magn. Homil. in evang. II, xxvi, § 12 : « Muiti eniin de resurrecUone dubitant, sicut « et nos aliquando fuitnus. »
3. S. Greg. magu. loc. cil. ; S. Chrysosl. Uom, IV, in Ep. lad Cor, § 6; Greg. Tur. //. fV. X, XIII ; Jonas Aurel. De instH, laie, I. III, c. xvi; voir encore Sam«). Apologcticus. 1. Il, Praefal. § 4, dans Florez, Espana sagrada, t. XI, p. 379.
4. Tatian. Advers, Grœc, § 6 ; S. August. Sermo CXX^ De diverns, % 12 ; Liber de promissionibus Deij IV, xvni, etc.
Kt LES SUPPLICES DESTRUCTEURS DU CORPS 'M
« VOUS dites que l'homme dévoré par les bétes, englouti par « les flots, mangé par les poissons, dispersé parle courant des M eaux, détruit par la putréfaction dans le sein de la terre, « sera ressuscité un jour *. »
Les inscriptions, qu'on doit toujours placer au premier rang lorsqu'on veut pénétrer dans le secret de l'idée vulgaire, les inscriptions témoignent d'une même inquiétude. Moins absolus dans leur doctrine que le prêtre gaulois dont je viens de rapporter les paroles, leurs rédacteurs admettent la reconstitution du corps par celui dont la toute puissance réparera ce qu'elle a su créer; mais, pour que l'homme se relève un jour, il faut qu'il ait reçu la sépulture et que jamais une main impie ne soit venue disperser ses ossements.
Une imprécation gravée sur un marbre funéraire de Rome menace en même temps les violateurs des deux châtiments associés par les croyances d'alors, la privation de tombeau, le défaut de résurrection * :
INSEPVL
TVS lACEAT NON RE SVRGAT
Une inscription de Côme, témoigne plus explicitement encore de la pensée répandue chez tant de fidèles. C'est une épitaphe autrefois placée dans un sanctuaire, et dont la fin malheureusement mutilée, serait aujourd'hui perdue pour nous, si les manuscrits de Peiresc ne nous avaient gardé une copie complète de ce curieux monument*. En tête du marbre,
i. Greg. Tur. U. Fr. X, xiii. Le texte môme des livres saints fournit ici une réponse, a La mer, avait écrit saint Jean, rendra les morts ensevelis sous les <c eaux. •> {Apoc. XX, xni). Grégoire de Tours rappelle à son contradicteur cette parole que traduit curieusement une ancienne mosaïque de Torcello près de Venise. C'est une grande page où figurent la résurrection et le jugement dernier. Au milieu est un ange sonnant de la trompette. A droite, la mer représentée par une Amphitrite entourée de monstres marins dont chacun rend par la bouche un mort ; à la gauche, des lions et autres botes sauvages rejetant aussi des cadavres.