Conira CeUum, 1. V, p. 242, cd. Cantâbr
3. Liber de promissionibus et prœdiciionibus Dei^ par8 IV, c. xvjii. (Danff rappendice des œuvres de saint Prosper d'Aquitaine).
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dra-i-on pour la vie éternelle avec ses imperfections physiques, ses cicatrices, comme le Christ sorti du tombeau avec les marques de ses plaies? A qui appartiendra la chair d*un homme qu'un autre homme aura mangé? Retrouverons nous tous nos cheveux, en accomplissement de cette parole : « Capillus capitis vestri non peribit * ? »
Parmi ceux des Pères qui combattirent le plus éloquemmeiil le scepticisme populaire, quelques-uns même avaient douté d'abord ; TertuUien et saint Grégoire le Grand s'accusent d'avoir cédé à ce manque de foi *. L'incrédulité ne devait disparaître que lentement ; l'illustre pape que je viensde nommer, avant lui saint Jean Chrysostomc, au vi*" siècle Grégoire de Tours, au xi* même Jonas d'Orléans, constatent d'obstinées résistances à l'admission du dogme consolateur '.
La difficulté de comprendre comment pourraient ôtre reconstitués les éléments d'un corps évanoui, telle avait été, telle restait la cause principale du doute \
Un dialogue rapporté dans VHistoria Francorum nous initie aux disputes engagées sur nos fins dernières dans la seconde moitié du vi* siècle. Grégoire de Tours raconte comment uu prêtre gaulois infecté, dit-il, de l'hérésie saducéenne, soutint longuement contre lui la thèse des incrédules.
« Des os réduits en poudre disait cet homme, peuvent-ils « donc reprendre l'existence et former un être vivant?
« Certes, répondait Tévêque, nous croyons que Dieu res- « suscitera sans peine le cadavre tombé en poussière et jeté « par le vent sur la terre et sur les eaux.
« Vous vous trompez, répliquait Tincrédulc, et vous soute- « nez une grande erreur avec des paroles séduisantes, lorsque