De Roui, Roma tolleranea criiliana, t. 11, pi. XXI
dernier supplice réservé aux grands criminels' et que les Romains infligèrent si souvent à d'innocentes victimes*, ne se trouve que sur un monument fait de leurs mains pour montrer toute la cruauté de ceux qu'ils nommaient des barbares : le bas-relief de la colonne Trajane où Ton voit des femmes brûlant avec des torches des soldats prisonniers.
Un terrible instrument de supplice, le lignum^ le nervusy ce que nous appelons les ceps, attendait Taccusé au sortir de rinterrogaloirc et souvent après de premiers tourments. C'était d'ordinaire une longue pièce de bois percée à des intervalles réguliers de trous destinés à emboîter les pieds des patients. De la distance où on les enserrait dépendait le degré d'écartellement que subissaient les malheureux jetés au cachot jusqu'à une comparution nouvelle. Eusèbe parle de chrétiens écarlelés ainsi jusqu'au quatrième, au cinquième trou : tels furent avec Origène, les martyrs de Lyon, ceux de la Palestine et de la Cilicie^ Les textes anciens mentionnent
1 . Sed melus in vita posnarum pro malefactis Est insignihus insignis ; sceùrisque luela CarceVf et horribilis de saxo jactus eorurriy Verbera^ carnufices, robur^ pix, lamina, tmdœ.
(Lucret., 111, 1027-1031.)