Prudent., Ugmn. lll (S. Eulai.), v
Flamma sed undique lampadibus In latera stomachumque furit, Auson. Edyll. 6. Cupido cruci affixus, v. 79 :
Aut pubi admoveant petulantia lumina lychni,
Acta ss, Tryphonis et Respicii, § 5 : « Prsefectus ira repletus jussit iinguias ac lainpades eorum lateribus applicari » ; Acta ss. Claudii, Asierii^ § 1 : « Lysias praîses dixit : Candelas ardentes eidem appllcate » ; Acta ss. Tarachi, Prohi, § 9 : « Maxiuius diiit : Date papyrum et manipulos inde facile, et apponite ignem ventri ejus »» (Ruinart, Acta sincera, p. 163, 267, 442} ; Acta s. Alexandri romani, § 12 : « Itaqiie ministri Satanœ faces accens&s Alexandre admoverunt » Bolland., 13 maii.). Cf. Vita ss. Epictetis et Astionis, § 21 ; Passio s. Reginœ, § o ; Vita s. Chantonis, § 5 (Bolland., 8. jul., 7 et 28 sept., etc. J'ai à peine besoin de noter ici que les mots lampades ei faces ^oi\\. synonymes. Cf. Virg., JEn., IX, 535:
Princeps ardentem conj'ecit lampada Tumus
Et flammam afpxit lateri.
3. Hist. eccl., v. 1 ; VI, 39; Vlll, 10; Acta SS. Tarachi, Prohi, §2 (Acta smc.f p. 426.).
souvent cet engin de torture *. Les ruines de Pompei nous en ont conservé un type. Dans la caserne des gladiateurs, on a découvert une longue pièce de fer munie de séparations dans lesquelles une barre mobile venait enserrer les pieds des captifs. Au moment de la découverte, ce nervus emprisonnait encore les jambes des deux hommes empêchés de fuir avec leurs gardes lorsque l'éruption engloutit la ville ^
Je viens de parler des cachots où les accusés étaient jetés et tenus dans les ceps. Saliuste nous décrit ces lieux sombres : a II est dans la prison que Ton nomme le Tullianum un caveau profond d'environ douze pieds, muré de tous C(Més et surmonté d'une voûte de pierre ; les immondices, les ténèbres, Tudeur infecte en augmentent l'horreur.' » Mieux peut-être encore que les mots de Thistorien, la vue de la prison Ma-
1. Aulu-Geli., XI, 18 ; Acta aposL, XVI, 24 ; Tertull., Ad martyras, II ; Acta S9, marlyrum Scillitanorum ; §2; [Acla sine, p. 87): Prudent., Péris feph., Hymn., V. S. Vincent., v. 230 :
In hoc barathrum conjicit Truculentus hostis martyrem Lignoque plantas inscrit^ Divaricatis cruribus,
2. Nicolini, Case e monumenti di Pompei^ t. I., Casa dei gladialori, lav. I. J'ai vu au Musée de Douai des ceps formés de deux poutres sVmboitant pour enserrer les pieds des prisonniers. Cet instrument de torture a été trouvé dans un cachot creusé sous l'une des tours du château de Monligny (Dubois- Druelle, Douai pittoresque^ p. 63 et pi. XII'. Une représentation des ceps existe sur un jeton frappé dans les Pays-Bas et portant les inscriptions Al) FACIENDAM VINDICTAM IN NATIONIBVS. AD ALLIGANDOS REGES EORVM IN COMPEDIBVS. Au droit est l'aigle de TEmpire, tenant un glaive dans chaque serre et perçant une femme couchée sous laquelle est écrit le mot INPIDELITAS. Au revers, les ceps (compedes) ayec carcans. Au-dessus, la date de 1544.