La Salle drs marii/rs, p. 2i
■2. Ai'la .ç. l'erjH'luœ, ^ 20 ; Acia s. Montani, § 21. (Ruinart, Aclasincera, p. 101 ^l 237'.
;{. Acta s. Luciœ, ^ (1. (Surins 13 doc.) 4. La Salle des mariijî-s, p. 367; cf. ci-dessus, p. 77.
ET LES PERSÉCLTIOSS ANTIQUES 35l
a s'écrla-t-elle au milieu de ses longues angoisses, je suis « chrétienne, il ne se commet rien d'infâme parmi nous * ! » L'aveu que Ton voulait tirer de sa bouche, c'était celui des abominations qu'imaginaient les idolâtres. Une promiscuité sans nom régnait, disaient-ils, dans les agapes et l'accomplissement des rites chrétiens se mêlait à des crimes atroces. Cette accusation, disparue de bonne heure dans les anciens âges et que Dioctétien voulut faire reparaître, nous la retrouvons vivante en Orient. « Ne fait-on pas des abomina- « tions dans les festins de TEglise ? » dit à Joseph Marchand un mandarin cochinchinois ^ Au même pays en 1840, en Chine, il y a vingt-cinq ans, on incrimine en termes obscènes les relations des prêtres et des religieuses. Un étrange libelle chinois, publié en i867 contre les gens d'Europe et répandu dans tout l'Empire avec une incroyable profusion, répétait ces accusations odieuses que le traducteur français n'a pas eu le courage de transcrire \
Si éloignés qu'ils soient par les temps, par les lois, par les nâœurs, des antiques ennemis du nom chrétien, à chaque instant les Orientaux se rencontrent avec eux dans leurs pensées, dans leurs paroles, dans leurs actes.
Les églises sont abattues, les morts arrachés de leurs tombeaux * ; on poursuit les fidèles d'offres et de promesses pour les faire renoncer à la foi ° ; comme au temps antiques, on les somme de signer des billets d'apostasie ® ; une simple démonstration d'obéissance, leur dit-on, satisfera le juge et toute liberté de croyance leur sera ensuite concédée '. On fait venir près d'eux leurs enfants pour que la vue de ces