Vie de J. Th. Vénard, p
3. La Salle des martyrs, p. 137 et 236. S. Justin. Apolog., Il, 12.
4. Mamachi, Origines et antiquitates christianœ, t. II, p. 156 et 363 ; Tabbé de T...., Histoire de l'Église du Japon, 1689, p. 360; Actas. Nestorii. § 8 et 10 ; Acla se. Cypriani etjuslinœ § 2 ; Acta ss. Fidei et Caprasii, § 8. (BolIaDd. 26 Feb. 26 sept. 26 oct.)
3. La Salle des martyrs, p. 84, 312, 417, Cf. Acta s. Marcelli centurionis, § 4 ; Acta ss. Perpétuas et Felicitatis, § 17. Acla s. Claudii, § 2 et 5. (Ruinart, Actasincera, p. 100, 267, 268j,
356 LES MARTli*RS DE l/EXTRÊME-ORIENT
de faire exi^cuter des martyrs, leur offrent un sacrifice expiatoire pour apaiser leurs mânes irrités. « Vous n'êtes pas un homme ordinaire » ditàl*undeux un juge païen vaincu par la sagesse de sa réponse. Dans une lettre écrite à ses frères au sortir de la torture, un prêtre indigène a signé : « André Lac^ inébranlable comme une montagne *. » Ce n'est point là une vainc parole dictée par Temphase de TOrient ; le saint meurt sans que rien en effet Tait pu ébranler. L'impassibilité des martyrs au milieu des plus terribles tourments frappe et inquiète les idolâtres. A peine le bourreau arrache-til un frémissement à la chair. « Lorsque Tâme est toute dans le « ciel, lisons-nous dans des Actes antiques, cette chair qui « souffre n'est plus la nôtre ; le corps reste insensible quand l'esprit est en Dieu *. » Ce miracle des temps anciens, les martyrs de nos jours les renouvellent. Missionnaires et néophytes reçoivent dans les angoisses de la torture, de l'exécution, une même grâce d'en haut. Magie! s'écriaient les vieux païens, et pour rompre le charme qui, croyaient-ils, rendait insensible aux tourments, ils baignaient le martyr d'une eau fétide ^ Môme élonncmenl, môme croyance chez les barbares do l'Orient. « Pendant les plus horribles tortures », lisons-nous dans la vie de M. Chapdelaino, « le martyr « ne poussa pas un soupir, ne proféra aucune plainte. Le « mandarin attribuant un silence si extraordinaire à quel- « que art magique, fit alors pour éloigner le charme, égorger « un chien et ordonna que de son sang on aspergeât le
corps du martyr. Puis on continua de le frapper, sans « compter désormais les coups, jusqu'à ce qu'on le vît inca- '< pable do so remuer *. »
A Lyon, sous le règne de Marc Aurèle, une jeune esclave, IJlandino, fut mise à la torture. « Je suis chrétienne.