‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 298 sur 307 · La Salle des martyrs, p. 187 et · texte numérisé non relu

La Salle des martyrs, p. 187 et

8. Id.y p. 8 et 109 ; Acla s. Bonifatii, § 15. (Ruinart, Acta sincera, p. 290).

9. La Salle des martyrs, p. 89; Pamphlets chinois contre les chrétiens. Euseb., Hist. eccl.f V, 1; Voir ci-dessus, p. 197.

d'autrefois, des crucifix grotesques sont publiquement exposés * ; on se dirait revenu au temps où la populace de Carthage promenait en blasphémant^ TefAgie d'un Dieu à tête d'âne, au temps où une main sacrilège grava aux murs du Palatin l'image d'un monstre crucifié *.

Les chrétiens, disent les Orientaux frappés de la diversité de nos communions, les chrétiens sont divisés de croyance et ne s'entendent môme point sur ce qu'ils nous veulent enseigner, w Lorsqu'ils ne sont pas d'accord entre eux, même dans leur « pays, sur leur religion ; pourquoi s'efforcent-ils tant de a nous amener à l'unité religieuse ? » Cet argument de leurs libelles était aussi celui du philosophe qui combattit Origène. « Depuis qu'il se sont multipliés, disait-il^ les chrétiens se « sont séparés en diverses sectes ; ils n'ont presque plus rien « de commun que le nom ^ »

Si les barbares de l'Orient suivent ainsi les vieux païens dans leurs fureurs, leurs ruses, leurs reproches, leurs calomnies, une môme inconscience leur fait également subir l'ascendant du dévoûment fraternel, de la vertu, du merveilleux courage dont les lidôles leur donnent tant d'exemples. « Voyez ces chrétiens ; comme ils s'aiment ! » disent-ils, en répétant un criqu3 Tertullien a rappelé dans son Apologétique \ L'impassibilité devant la mort, dans les plus terribles souffrances, les frappe d'une émotion profonde. Deux tableaux peints par les indigènes et conservés dans la Salle des Missions étrangères nous montrent l'enthousiasme des païens devant l'intrépidité de leurs victimes. Des bourreaux, saississant le sabre qui vient de frapper les martyrs se font au pied une blessure pour y verser du sang de ces hommes de cœur ; c'est une superstition de ces contrées que le courage se communique ainsi par l'infusion d'un sang généreux \ Mobile

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