‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 49 sur 307 · I. An · texte numérisé non relu

I. An

et bien d*autres en parlent. Lucien témoigne aussi de ce fait dans un passage satirique où je retrouve, non sans quelque étonnement, plus d'un détail donné par Terluliien surTcxorcisme chrétien. Un Syrien, s'enrichissait à faire ce que les fidèles accomplissaient, comme l'attestent les Pères *, pour l'amour des hommes et la gloire de Dieu ; on lui amenait des possédés, la bouche pleine d'écume; sous sa pression, le démon parlait, disait d'où il venait, comment il était entré dans le corps du malade ; puis des adjurations menaçantes contraignaient l'esprit de se retirer *. Un ami de Lucien, Celse le philosophe, rappelait aussi l'exhibition publiquedeces prodiges', et Ulpien déclarait indignes de tout salaire ceux qui prétendaient opérer des guérisons par de semblables pratiques ^

A leurs yeux, comme à ceux d'Hippocrate % c'étaient d'impurs magiciens, et tels étaient pour eux ceux des fidèles qui délivraient de même les possédés. Origène nous l'apprend : a Celse, dit-il, affirme que les chrétiens empruntent leur » pouvoir au nom et à l'invocation de certains démons; et, )) sans doute, il a ici en vue ceux d'entre nous qui conjurent » et qui chassent les esprits malins. C'est pure calomnie *. »

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