‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 48 sur 307 · Octav, Atig, c. XX VU · texte numérisé non relu

Octav, Atig, c. XX VU

3. « Ubi majestas puUata defenditur a qutesUooibus vel cruenUs nullam M Cornelise leges exemere fortunam. » (L. XXIX, c. 12).

4. Cod. Jusl. L. 4. Ad Icgem Juliam majestatis (IX, 8) ; cf. L. 16. De qusstionibus [IX, 41).

subir. Aucun rang, aucune dignité n'aurait donc protégé des païens contre les violences que souiïrirent les fidèles. Mais^ pour ces derniers, un lien de plus les enserrait et les exposait aux plus cruels tourments. Etre reconnu chrétien^ c'était, par cela même, être noté d'infamie, perdre ce rang social, qui pour quelques-uns, et s'il se fût agi d'autres crimes, aurait pu être une sauvegarde. L'histoire des persécutions le montre. En 250, l'Empereur ordonne d*appliquer aux fidèles ingénus le supplice du feu dont ils devaient être exempts ^ Le second édit de Valérien, rendu en 258, porte que les chevaliers romains convaincus de christianisme seront dépouillés de leur dignité '. Dioctétien et Maximien déclarent infâmes tous les fidèles et les soumettent à la torture quels que soient leur condition ou leur rang '. Licinius dépouille de toute dignité ceux de ses fonctionnaires qui refusent de sacrifier aux idoles \ En 304^ les Actes du martyre de sainte Théodora nous montrent le magistrat disant à une femme noble : « Je vais, si tu persistes, te traiter comme une vile » esclave. J'accomplirai pour toi, comme pour les autres 9 chrétiennes. Tordre de nos maîtres les Empereurs » ^ La même année, saint Tarachus invoque vainement^ pour échapper à la torture^ la loi qui en exempte les anciens soldats *.

1. <( Tyberius dixit : Cujus fortunœ estis? Sanctus Tryphon dixit :

■ iDgenuis quidem Bumiis natalibus. Pompeiunus primiecrinius dixit : Scio M utique et taies j assit Iinperator vivos incendi, nisi sacrificaverint diis. » (Acla gincera, p. 162).

3. '< Rescripsisse Valerianum ad Seoatum ut Episcopi et Presbyteri et

» Diacones et egregii viri Equités romani, digoitate amissa, etiam bonis spo-

• lientur, et si, ademptis facultatibus, christiani esse perseverarint, capite » quoque mulctentur. » (S. Cypr. Episi, LXXXII, Successo fratri).

3. De mort, persec. XUl; Euseb., Uist. eccl, Vlll, 2 et 4; cf. VII, 15 pour le fait relatif à saint Marin; Rufin., Hisi. eccl, Euseb, VllI, 2; S. Basil., éd. Garnier, t. 11, p. 34, Homil. in s. Julillam,

4. Euseb., Hiêl. eccl, X, 8 : Vita Const, 1, 54 ; De mari. PaUut, Proœm. et Chronic, (Dans Roncalli, Yelust, lai, chronic, X, I. p. 491), Rufin., Hial, eccl, Euseb, X, 10 ; Lactant., De mort, persec, X et XIII : Sulp. Sev. Hisl, sacrm^ n,33.

5. Voici ce texte, évidemment imparfait, mais dont le sens ne me paraît pas douteux : « Sustineo te verbosantem et tormentis nondum subjici. Quod

• si permauseris coutradicens, supplantari te tanquam ancillam, jussionem V dominorum nostrorum Imperatorum adimpleri facio ad excniplar cetera- » ru m mulierum. » [Acla sincera^ p. 398).

6. Cad, Jusl, L. 8, De question. (IX, 41); cf. Digesl. L. 3, § 10. De re militari (XLIX, 16).

IHI BASkIS JLRIDIQIKIS DES POL'RSLITES

Sorti de Tarmée parce qu'il était chrétien « il est déchu de tout droit à celte immunité ^

Si rigoureux que fut le sort qu'acceptaient ainsi les fidèles, leur condition s*aggravait encore sous Timputation d'un autre crime que poursuivait la loi romaine.

Le Seigneur avait délivré quelques malheureux de l'étreinte du démon, et les chrétiens continuaient en son nom la même œuvre. Dans ces guérisons miraculeuses que mentionnent si souvent les Pères, Tertullien montrait aux idolâtres une marque de la puissance du Christ et de la vanité des faux dieux : « Que Ton amène devant vos tribunaux, disait-il, un » homme qu'agite l'esprit malin . Le premier venu d'entre » nous forcera celui-ci de parler, d'avouer qu'il n'est qu'un >/ démon, tandis qu'il se prétend un dieu '. » Et ailleurs : a Quoi que veuillent crier les avocats et les gens du tribunal, n les chrétiens leur ont souvent rendu service. Un notarius » que le démon rendait épileptique a été guéri par un fidèle ; /> d'autres ont vu sauver de même un parent, un enfant. Et ;> combien de personnes de distinction, pour ne point parler o du vulgaire, n'ont-elles pas été délivrées par nous de la ;) possession ou de quelque maladie ! ' » Longtemps avant. Maint Irénée avait dit de même et cité des possédés qui, guéris au nom du Seigneur, se faisaient chrétiens *.

Ce» marques de la puissance du Christ devenaient, contre nen enfants, la base d'une imputation terrible.

Il était aussi chez les païens, chez les Juifs, chez les sec- Uircs, des hommes qui chassaient les démons. Plutarque ^, Un Actes des apôtres % saint Irénée ', saint Justin •, Josèphe •,

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