HieroQ. Vila s. Hilarionis
•.. HASES JLlilIUQrES DES POURSUITES
sViifiiil pris d'une risibie terreur, en s'écriant : « On m'avait
■ liioonlo que le Christ avait changé de l'eau en vin; je u V iroyais pas, et, maintenant, voiiîi qu'il a changé les
■ si'xes '. *
Nous savons le sort réservé à ceux qui pratiquaient les
Nvieuoos occultes. Dès les premiers âges de Kome, les Douze
laides punissent de mort le malheureux Quei malum carmen
inninuisit \ (»l, pour un pareil crime, la rigueur reste toujours
i'\triMne. Sf/tt/ter liitmani mayica damnanmt^ dit Servius '.
Vui^usle. Tihère, Clauile, Vitellius, Vespasien exilent ou
proscrivent ces coupables *. Tacite en nomme trois dans le
luèuic texte; le prenuer est précipité de la Hoche ïarpéienne;
luntiv subit un supplice des temps anciens; le dernier,
Malilius Taurus, se tue pour échapper au bourreau*. En
•tiMiiblabli^ matière , le jurisconsulte Paul n'hésite point :
t.i's rtuuplices des magiciens, dit-il, sont livrés aux bêtes
MU rruciliês; U»s magiciens sont brûlés vifs*. » C'est là
.1 ailli'ui's aussi le cri public. Lorsque, dans l'histoire de
l lu uis, le philosophe de Samosale nous montre son héros
..>iipi;oiihé de malétice, le peuple, dit-il, demande qu'il soit
I; oie * Dit»clétien et Maximien condamnent les malefici à ce
'ty ti'ifufh. L. 11, |ii ;M : f At eti«'im audieram et non credideraui quod
(1 . tui K itriiliH iii viniim convertit: j.iin luutare crppit et !<exus. liecedamus
•X :ii «ativu «|iiiil fiiiuni!^ siiuiiiii. „ Cf. Acla sincera, p. 399, Paiii«îo s. Didymi,
. V Vitaii'biiii «iiioni.'im deinutavit ai(uaii) in vininn et fabulaui existiina-
K« i> i«' «|(|ihI l.iriliii^ erat. Ntmc aulcui, <|ijod majus eM, v'tdeû quoniaiu iu
,^, Il -U'iMuliUl vir^nnem et tiint'o ne nie denmtet in virgiueui. » Je notc-
;;. «10 u'i. piMir ratv usât ion de m.i^ip, d'autres ti?xtes luoius respectables,
> Uni >l iui|niiit' de tenir compte, piii^i|ii'iU procèdent de la trailition
"^ t\i\jn't .«. iin'ht\ danâ Suriu«, 13 diic. ; S. Ambros. Senno XC in s.
. :^.od.*^, \" Xpvffôyovo; ; l'oîtsio s. Sebasl. dana les Bollandijites,
\i- i^* *'tr
*, . vm -^ ji; ff. IMin. //. -V. XXMII, i ; Apiil. Apoloq.^ éd. Ouden-
'»• ^•*»''* ' ^j'j^ ;. ,^3 . 1^ LYii ^. |J3 . 1^ jxvi^ c. 9; Tacit. Annal.
*''' T L \tt. •' '•- î ^"^'*" ^'''^^^- -^'^ • *' 1 II .1 ij. Voir encore L. IV, c. o2, pour la condamnation de
■•* *' . K,\^ Il •• iMa>:icie arti;» couscios ftunimo supplicie adfici
'^ ' ^'* * \ii»,im «'1»' cruci suffiyi. Ip?i autem luagi vivi exu-
. In, •,"•* ^
.,."•«• i^iMMJi» » yip ùiaTcsp çappiaxa ciitTrdt|xevov, xat xatx^v
supplice du feu', qui, par une tradition cruelle^ demeura sous les Empereurs chrétiens, et durant tant de siècles, celui des misérables accusés de magie.
Ainsi périrent souvent ces innocents chrétiens que leurs luttes contre les démons, dont ils admettaient Taction visible, livraient à la fureur des idolâtres. Tout les précipitait vers cet abîme. Le Christ, répétaient les païens, a laissé des livres où il consigne les secrets magiques qui ont fait ses miracles. Plusieurs même prétendaient avoir lu ces écrits adressés, disaient-ils, aux apôtres Pierre et Paul ^ Vei*s l'an 200, un célèbre proconsul, Vigellius Saturninus', s'inquiétait de ce que pouvaient lire les chrétiens*. Au temps d'Origène, on af&rmait que leurs prêtres faisaient usage d'écrits magiques % et chacun sait qu'au dernier âge des persécutions, la recherche et la destruction des Livres saints fut l'un des soucis des idolâtres.
C'était là encore une application du droit commun. Il était de tradition à Rome, que les recueils magiques fussent détruits. On avait brûlé publiquement les livres sybillins % et tous ceux qui devenaient suspects devaient aussi être jetés aux flammes \ Ulpien et Paul le disaient en même temps : « Il n'est point permis de posséder des ouvrages dont la