Aiiliq. rotn., II
.{. Tit, Liv. IV, 30.
\. Til. Liv. XXV, 1.
:;. Tit. Liv. XXXIX, 16
I». VaL Maxim. I, 3.
1, Dio Cass. XL, 47 ; XLII, 26 ; LIV, 6.
suivre ci de faire supplicier les propagateurs des cultes nouveaux ' ; que Tibère condamnait les superstitions de rÉgypte et de la Judée * ; que les maîtres d'une pythonisse accusaient saint Paul et Silas ^. On lit, dans les Annales de Rome, l'histoire d'une femme noble dont le nom est demeuré célèbre. Accusée de suivre des superstitions étrangères, Pomponia Grscina se vit exposée, sous cette imputation redoutable^ à perdre la vie et l'honneur *. Devant une règle longtemps demeurée inflexible, et malgré toute la crainte qu'inspirait leur courroux, bien des dieux avaient été proscrits : Rome avait ainsi repoussé Bacchus *, Harpocratc, Sérapis, Isis* et cet Alburnus à la protection duquel un général attribuait cependant le gain d'une bataille \ Contre les novateurs en matière religieuse, la législation et les mœurs étaient d'accord. « Que personne, ordonnait la loi, » n'adore des dieux particuliers; que les divinités nouvelles » ou étrangères ne soient l'objet d^aucun culte privé, si l'Etat » ne les a pas reconnus *. » Un illustre jurisconsulte, Paul, écrivait, au troisième siècle : « Qui novas vel usu vel ratione » incognitas religiones inducunt, ex quibus animi hominum » moveantur , honestiores deportantur , humiliores capite » puniuntur ^. »
L'introduction d'un culte nouveau, Témotion jetée dans les masses figurent au premier rang des accusations portées contre les fidèles. Tertullien aiBrme que, sous Tibère, le sénat refusa solennellement d'admettre le Christ au nombre des dieux de Rome *®. C'était en rejeter le culte parmi les