Apolog. H
S. Tit Liv., I. XXXIX, c. 15 et 16.
3. Cf. TerUiU. Apolog. c. I : « Obscssani vociferaDtur civitatem ; iu agris, in castellU, in ïnBuUs Christiauos, etc. » ; Taiian. Ado. graect XXXI II : 0\ ysp ht yvvai|\ %ol\ licipaxioi;, icocpOivoi; ts xa\ npetrS'JTai; fXuapetv r,[iiç XéyovTect etc. ; Minut. Félix, Oclav, VIII : « Mulicribus creduliM, sexus fui facilitate Ubentibus, » etc.; Ibid, : « nocturnifl cougregationibu9 » ; et ci-defl{«us, p. 55, note 8 ; Miout. Fel. Oclav, IX : '< Impudentîbus teoebris Dexu» iuraoda; cupidiitatis iovolvunt per incertiim Borti^, etc. » ; S. Ju^t. Apolog. I, 11 : Kai CfUT; inLivi9tÊmç PaoïXtixv icpovSo/.côvTat; ri\i&z àxptra); àvOpcûnivov Xsyeiv f,|A&; ftimiiffaTf, ^ii&Av TTiV |Utz OeoO XcYivTcov^ etc. ; Eu(«eb. H. E. V. 1 : Zé^Tjv Ttvx u\ sanrSiv f)|&Iv eladcrovoi Opt)<Txetav, etc. Voir ci-dessus, p. 65 et 66 pour les ttvnt défendus.
M BASES JL'KlDlolES DES POtRSLlTES
République^ Tesprît devait rester le même. Mécène répétait à Auguste : c Honore partout et toujours les dieux, suivant » Tusage de la patrie, et contrains les autres à le faire. Déteste » et condamne au supplice les promoteurs des cultes étran- » gers; tu ne le dois pas seulement par vénération pour les » dieux, parce que Thomme qui les méprise ne respecte » personne, mais aussi parce que l'introduction de divinités » nouvelles porte la foule à suivre des lois étrangères. De là » naissent les conjurations, les associations secrètes, si » funestes au gouvernement d'un seul. Ne tolère donc ni ceux » qui méprisent les dieux de l'Empire, ni ceux qui s'adonnent ft à la magie ^ »
Cette double citation le montre : à côté des pratiques occultes, il était un autre crime odieux à la société romaine, et qu*elle frappait avec non moins de rigueur : la profession des cultes étrangers. Sur ce point, comme sur tant d'autres, rinstinct de défense était traditionnel. Denys d'Halicarnasse le proclame ^ et l'histoire de Rome le fait voir incessamment. Dès avant la prise de Véies, les édiles avaient été chargés de protéger la religion nationale contre des superstitions nouvelles ^ et des mesures plus énergiques furent prises dans le même but, au temps où Annibal occupait le pays des Tarentins \ Dans son discours contre les Bacchanales, Posthumius rappelle que les ancêtres ont proscrit toute cérémonie qui ne serait point de tradition romaine \ C'était au nom du môme principe que, deux siècles avant la venue- (lu Christ, un autre consul, ^Emilius Paulus, brisait de sa^ propre main les portes du sanctuaire d'Isis et de Sérapis * ; que le sénat romain, que les augures et plus tard Agrippa faisai(Mit de nouveau détruire les temples consacrés à ces divinités " ; que Mécène recommandait à Auguste de pour-