Voir ci-dessus, p
2. Apul., Apohg., t. II, p. 493 : « Poilus aliquid de rebus pervulgatioribus « et jaoi creditis fingeudum esset, » etc.
3. « Innocens stas, » écrit saint Cyprien dans le passage que je viens de transcrire. Apulée dit, de son côté : « Ânimum humanum, prœsertim pueri- « lem et simplicem » [Apolog, t. II, p. 498).
4. Apolog,, t. 11, p. 580, 581. Voir pour le magicien Jannès, cité dans la deuxième épltre À Timothée (111, 8), Spencer, Annolationex ad Origenia libros contra Celium, p. 55 ; Wolf, Curœ philoL in Nov, Tes t., t. IV, p. 529, etc.
82 LACCL'SATION
leur adversaire tenait enfermés dans une pièce d'étoffe \ par ses sacrifices nocturnes *.
Ces deux chefs d'accusation se produisaient aussi contre les chrétiens.
Leurs actes, leurs signes mystérieux, leurs réunions de nuit qui les faisaient suspects, comme nous Tapprend Minutins ', appelaient le soupçon de maléfice. « Si la chrétienne, « épouse d'un gentil, se rend aux convocations nocturnes, a aux veillées de la Pàque, dit Tertullien, son mari le souf* « frira-t-il sans s'émouvoir ? Si elle signe son lit et son corps^ « si elle souffle sur quelque esprit immonde ; si, la nuit, elle « se lève pour prier, ne croira-t-il pas à une œuvre magique ? « Et ce qu'il la verra goûter, en secret, avant chaque repas, « admcttra-t-il que ce ne soit que du pain ? ne croira-t-il pas « plutôt à quelque philtre ? ^ » Le danger n'était point imaginaire ; ces actes mystérieux faisaient des martyrs : « Que « caches-tu dans le pli de ta robe ? » disaient des païens à. Tarsicius qui portait les espèces eucharistiques. Les gentils voulurent voir, et le diacre fut massacré pour n'avoir point consenti à trahir le secret des saints ^