Voir chap. IX
5. Spanheiiii, Les Césars de l'empereur Julien, Preuve», p. 54; Eckhel, Doclr. num. vel. t. VII, p. 249, 250, et Orelli, InscripL n» 4792. Voir, pour le titre (le Dominus donné à d'autres divinités, Eckhel, t. II, p. 452 ; Marini, Arvali, p. 25 et 212 ; Orelli, no 4918.
6. S. Aug., Civ. Dei, XIX, 23 • «« Ne forte in eo quod ait nui Domino
«< Soli, Domiuuin soleni credat esee quispiam, cui sacrificandum putat:quod « ne it.i esse intclii;^endum in lis Scripturis graecis facillime intelligitur. «Je
'. en produisant ce pasi-age, avertir le lecteur que saint Auguslin a pu ici en vue les .Manichéens qui, se fondant sur le texte Ego êum lux e, assimilaient le Christ au Soleil [TraclaL XXXIV, in Joh. § 2).
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ressemblance avec les magiciens. Appollonius ^ les Brachraanes *, ne vouaient-ils pas au roi des astres un culte de chaque jour et^ pour faire parler un cadavre, le prophète égyptien qu'Apulée mel en scène ne se tournait-il point vers l'orient en adressant une prière au soleil ' ?
Ainsi donc, un fait incontesté, un autre qu'en induisaient les gentils, rapprochaient à leurs yeux les chrétiens des enchanteurs, et, devant la haine superstitieuse qu'inspiraient ces ouvriers de maléfices, les miracles obtenus par les fidèles devaient accroître la suspicion et le danger. D'autres particularités semblent permettre de le croire.
Les chrétiens écrivaient qu'Orphée, attirant à lui les bétes sauvages, était le type de Jésus-Christ entraînant les hommes par sa parole *, et, dès les premiers âges, cette pensée trouvait place dans leur symbolisme. De célèbres peintures des catacombes représentent en effet le chantre de Thrace jouant de la lyre et entouré d'animaux'; nous voyons en même temps saint Justin dire que, venu en Egypte, Orphée y avait étudié la doctrine de Moïse ^ C'était là tout d'abord une cause de suspicion, puisque, comme je le noterai plus loin. Moïse était, pour les païens, un enchanteur de premier ordre ^ ; Pausanias et Diodore de Sicile nous apprennent nettement d'ailleurs qu'Orphée était lui-mèmo regardé comme un magicien '. Le double rapprochement fait par les fidèles entre Jésus-Christ et ce personnage devait donc être, pour les gentils, comme une proclamation , une marque de la puissance magique attribuée au Sauveur et le complet accord des