‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 85 sur 307 · Eusel). Hisl. eccl. \, i, initia · texte numérisé non relu

Eusel). Hisl. eccl. \, i, initia

5. Origen. Contra Celsum, I. VMI (éd. Cantabr. p. 406); Lactant. Instit. divin. \, XI et xiii.

6. Pctri Alcxaudr. Canones, c. ii (Labbe ConciL t. I, p. 955) ; 8. Epiph. Ha'res, LXVIII, § 7.

7. Tf^rtuII. De monoqamia, XV ; Acta ss. Pétri, Andr. § 2. [Acta ftinc, p. 159) ; s. Cypr. Epist. LUI, ad Fortuuat., § 1 ; /)e Iapsis, XIII ; Euseb. H,E. VI, xu ; Lactant. hts/. div. V, xi, etc.

8. Kccles. Sinyni. cpist. de martyr, s. Polyc. c. iv ; Certamen s. Niceph. § 6 [Acta sincera, p. 38, 242, 243).

9. Sertna cclxx.xiv, In nataii martyrum Mariani et Jacobi, § 2.

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d'eux, consens à sacrifier *. » Tous les chrétiens ne trouvaient point la force de résister à cette épreuve.

Parmi ceux qui gardaient la vie sauve, j'ai cité les meilleurs ; la multitude n'avait point l'honneur de Tabnégation et de la lutte. Un grand nombre, dès l'annonce de la persécution, assiégeaient, en habits de fête % les temples et les capitoles pour sacrifier aux dieux de l'Olympe, fatiguaient de leur hâte les magistrats païens ', proclamaient, érigeaient en principe la condamnation du martyre.

Ainsi faisaient Valentin, Prodicus et leurs adeptes qui affirmaient l'inutilité de ce sacrifice ^ ; certains hérétiques aux yeux desquels il n'était qu'un suicide impie * ; Basilide, qui le repoussait, prétendant que le renoncement au Seigneur et l'adoration des idoles étaient choses indifférentes *, que,- la passion du Christ n'ayant été qu'une apparence, il n'y avait point lieu de souffrir pour celui qui n'avait point souffert ^ ; les Helcésaïtes, professant que l'on pouvait, en face du péril, renoncer de bouche en gardant sa croyance * ; Cérinthe, qui s'emportait à blasphémer les saintes victimes de la foi •.

II était encore, et peut-être ailleurs que chez les hérétiques, d'autres systèmes qui semblaient permettre d'échapper sans honte au martyre. Avec la persistance des fidèles et l'extension du christianisme, la tolérance des païens s'était faite plus grande. Ainsi, alors que, devant le tribunal, saint Tarachus proclamait hautement l'unité de Dieu, le juge lui répondait : « Sacrifie donc à Jupiter seul et

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