‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 84 sur 307 · Apohg.f p. XL · texte numérisé non relu

Apohg.f p. XL

dit éloquemment Terlullien*, et la foi nouvelle se propagea par les supplices qui devaient, croyait-on, Técraser et la vaincre. « Patiendo superare, » tel était le destin des fidèles*. Aussi rÉglise primitive souhaita-t-elle ardemment la consommation du sacrifice de ceux qui confessaient Jésus-Christ ; elle redoutait et condamnait', nous le voyons à chaque page de son histoire, les défaillances qui venaient abattre le courage des croyants * et ranimer la fureur des poursuites*. Peu d*hommes possédaient en effet la foi robuste qui fait le chrétien, la constance qui fait le martyr ; quelques-uns, vaincus par les misères de Temprisonnement , perdaient l'honneur de mourir pour le Christ *. Parmi ceux mômes que leur fermeté d'àme menait au pied du tribunaP et jusqu'au lieu de l'exécution *, plusieurs succombaient trahis par leurs forces, devant la douleur ou l'épouvante. Aux épreuves de la captivité, aux angoisses de la torture s'ajoutaient encore d'autres combats , d'autres déchirements, a Combien de « fidèles, écrit saint Augustin, ont été ébranlés à l'heure de « la confession par les embrassements de leurs proches ! • » Les idolâtres le savaient et s'efforçaient parfois de réveiller dans les cœurs intrépides le cri suprême de la nature. On mettait sons les yeux du saint sa femme, ses fils, ses vieux parents en pleurs, et le proconsul lui disait : « Pour l'amour

1. « Scmcu est sauguis christiaooruin. » [Apologel. c. l; cf. c. xxi).

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