EXPOSE DE LA QUESTION
de quelqu'un de ses érudits les plus éminonts, n'ait apporté ou arraché une pierre à l'édifice.
J'indique tout de suite la conclusion rassurante à laquelle m'a conduit l'examen que je vais reproduire : c'est que la criticjue la plus hardie ou la plus minutieuse ne prévaudra jamais contre la vérité. Elle montrera les lacunes, les obscurités, les incertitudes, elle substituera quelquefois un « peut-être » à une atïirniation prématurée, et nous devTons la suivre sans crainte et même avec reconnaissance sur ce terrain: mais, à travers la poussière qu'elle aura soulevée, toujours reparaîtra l'histoire. Pour nous en tenir au sujet qui nous occupe^ la critique mettra un point d'interrogation à quelques légendes de martyrs : le grand et incomparable fait du martyre demeurera en dehors de ses atteintes. Et, en définitive, rien ne sera brisé dans les grandes lignes de l'histoire des persécutions.