‹ Les perversions de l'instinct génital [electronic resource]Chapitre 9 sur 21 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

et d'immoralité qui se manifeste dans les lieux publics, les théâtres et la littérature.

Habent sua fata libelli ! J'ose prédire un bon accueil au livre de l'auteur. Il le mérite et ne manquera pas de le trouver.

Vienne, 2i juin 1891.

Dr v. Krafft Ebing.

AVANT-PROPOS

Les matériaux dont je me suis servi pour écrire a livre proviennent de diverses sources. En premier lieu mon attention s'est portée sur la littérature ancienne et moderne. Ma tâche a été facilitée par la bienveillance avec laquelle ont été mises à ma disposition les richesses de la bibliothèque royale de Berlin, qui concernaient mon sujet.

Ma spécialité pour les affections nerveuses ma fourni une petite partie de mes observations. Jai pu également obtenir des autorités publiques la communication de plusieurs cas qui présentaient un intérêt particulier. La discussion du côté médico-légal de la question m'a été rendue possible par f étude des actes de justice qui me furent gracieusement communiqués par l'Office d'Etat.

Mais tout ceci n'aurait pas suffi à me donner une vue même superficielle de mon sujet. Il était encore nécessaire

AVANT-PROPOS

de jeter un regard sur la vie intime des individus atteints de perversion sexuelle. Si j'y suis parvenu, comme je P espère, je le dois à M. von Meerschsidt-Hullessem, inspecteur de la police de sûreté, qui nia indiqué la voie à suivre, avec la permission du président de la police royale de Berlin. Il nia servi de guide, m accompagnant partout sans ménager son temps ni sa peine, et c'est grâce à son zèle que j'ai pu réunir un grand nombre de documents. C'est pour moi un devoir agréable que de lui adresser mes remerciements ainsi qu'au président de police lui-même.

Je remercie également toutes les personnes qui m'ont aidé dans mon travail. J'adresse d'une façon toute particulière mes remerciements : à M. le professeur v. Krafjt- Ebing, de Vienne, à qui je dois certaines indications littéraires et dont les ouvrages mont donné en grande partie l'idée de ce livre ; à M. le DT Max Denoir en qui fax trouvé un ami et un conseiller éprouvé ; enfin à Monsieur que je nommerai N.N. et qui sera souvent cité sous ces initiales N.N., qui lui-même est un perverti sexuel, habite une grande ville de l'ouest de ? 'Allemagne, et est une personnalité bien connue par des travaux dans d'autres domaines. Il m'a fait non seulement sur sa vie sexuelle, mais sur La perversion en général, de nombreuses communications. Ses rapports étaient d'autant plus précieux que JS.N. a passé quelques années à Berlin et qu'il se distingue par une rare impartialité.

Il est inutile de dire que les observations recueillies de la façon que je viens de dire, ou livrées par les autorités, ?i'ont été pour ainsi dire que les matériaux de ce 'ivre. Les conclusions que j'en tire me sont strictement personnelles et, par conséquent, j'en suis seul respon-

AVANT-PROPOS

EX

sable. Certaines personnes qui m'ont gracieusement communiqué les documents officiels, ont une opinion radicalement opposée à celle que je soutiens. Mais c'est une raiso?i de plus pour les remercier de cette //reuve d'impartialité.

D* Albert Moll.

Ôôrîin, juillet ^831.

L'INVERSION SEXUELLE

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