‹ Les perversions l'instinct génitalChapitre 6 sur 21 · I. INVEllSION 8EXI ELI.E · texte numérisé non relu

I. INVEllSION 8EXI ELI.E

paraît avoir été très répandue, et il est inté 'essant de noter que la pédérastie ne connnence à se manifester d’une façon sérieuse chez les Romains qu'après les guerres qui leur ont fait connaître les mœurs des Carthaginois. Mais, aux derniers temps de la République, quand le vice des hétaïres, conime nous le dit liamdohr, prit une grande extension, la pédérastie alla en s’atténuant. Rien que certains passages des auteurs et des poètes nous montrent que la pédérastie était déjà connue à Rome à l'époque de la République, elle n’y a pourtant jamais joui du même degré de tolérance et même de considération qu’à .Vthènes. A Rome, elle est d'ailleurs souvent désignée sous le nom d'amour grec.

Avant mémo que Rome tombât sous la domination îles Césars, nous trouvons des faits qui nous indiquent que l’amour entre hommes y existait déjà. C’est ainsi que T. Vflnrius, esclave de C. Plalin.i, fut puni par son maître pour lui avoir refusé ses faveurs (llionys, Valère .Maxime). D’après Polybe, on pouvait, vers le milieu du a' siècle avant Jésus-Christ, acheter à Rome un garçon pour un talent. Pourtant les rapports avec les garçons étaient défendus par les lois, notamment par la loi Scatinienne, mais les auteurs ne sont pas d’accord sur la gravité des peines édictées par cette loi. Cfcé/’o/i s’occupe souvent de ce sujet. Dans ses Tuseiilancs', il dit que le fait de se dévêtir en public est un acheminement vers des actes honteux ; ce sont les gymnases des Grecs qui ont développé celte habitude. L'enlèvement de Ganymède chanté par les poètes se rapporte aussi, jiour lui, à la pédérastie; seulement il r.mf séparer l’amour do l'amitié, car 1 amour qu’on éprouve [lour un autre homme est un sentiment tout autre que l’amiiié qui lie deux individus entre

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