Mgr Tanguay, 4 travers les registres, p
Les marquisats, comtés, baronnies et châtellenies dans la Nouvelle-France
Dès le 12 janvier 1598, c’est-à-dire dix ans avant ja fondation de Québec, Henri IV donnait au sieur de la Roche le pouvoir de faire bail (des terres de la N ouvelle-France), pour en jouir par ceux à qui elles seront affectées et leurs successeurs en tous droits de propriété, à savoir: aux gentilhommes et ceux qu'il jugera gens de mérite, en fiefs, seigneuries, châtellenies, comtés, vicomtés, baronnies et autres dignités relevant de nous, telles qu’il jugera convenir à leurs services, à la charge qu'ils servi: ront à la tuition et défense des dits pays, et aux autres de moindre condition, à telles charges et redevances annuelles qu'il avisera, dont nous consentons qu'ils en demeurent quittes pour les six premières années. 1,
Les pouvoirs que Henri IV donna au sieur de
Roche ne l’engagèrent pas à grand’chose puis-
1. N.-E. Dionne, La Nouvelle-France de Cartier à Cham- Plain, p. 354.
que ce gentilhomme ne mit pas même à la voile pour visiter le Canada.
En 1628, le roi de France accordait à la Cie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés, la Nouvelle-France en toute propriété, seigneurie et justice, avec le pouvoir d’attribuer aux terres inféodées tels titres, honneurs, droits et facultés qu’elle jugerait convenables, et d’ériger même des duchés, marquisats, comtés, vicomtés et baronnies, sauf confirmation par Sa Majesté !,
Dans tout le régime français il y aurait eu deux marquisats de créés au Canada:
1. Le marquisat de Miscou créé par Louis XIV. en faveur du sieur de Saint-Martin, qui, parait-il, avait fait fortune à l’tle de Miscou.
Ce Saint-Martin fut le père de l'original abbé
Michel de Saint-Martin dont M. Benjamin Sulte a raconté les grotesques aventures dans son Histoire des Canadiens-Français : et dans le Monde Illustré’. Nous n'avons pu trouver nulle part les lettres-patentes créant le marquisat de Miscou. A-t-il réellement existé ? | 2. Le marquisat du Sablé. M. Sulte écrit à ce sujet: Jacques Le Neuf de la Poterie avait reçu, en 1638, la seignerie de Portneuf et il s'y 1. Edits et Ordonnances, vol. L p 8.