‹ Les petites choses de notre histoire [microforme]Chapitre 15 sur 32 · Histoire des Canadiens-Francais, vol. V, p · texte numérisé non relu

Histoire des Canadiens-Francais, vol. V, p

8. Lettres-patentes dans Insinyations du Conseil Souverain, cahier I.

. Lettres patentes dans Insinuations du Conseil Su- Périeur, cahier I.

„ Revue Canadienne, 1885, p. 299. N

2. La baronnie de Pobomooup (en Acadie) en faveur de M. de Muis d' Entremont en 1651. D'Entremont porta le titre de baron de Pobomcoup jusqu’à sa mort, mais on ne peut trouver les lettres-patentes créant cette baron:iie.

3. La baronnie des Islets en faveur de lintendant Talon, le 14 mars 16711.

4. La baronnie de Portneuf en faveur de René Robineau, scigneur de Bécancour, en mare

5. La baronnie de Longueu en fuveur de Charles Le Moyne, seigneur de Loncuesi! le 26 janvier 1700 5.

6. La baronnie de Beauville (en Acad en faveur de M. de Beauharnois, ancien intendant de la Nouvelle-France, le 25 juin 170“.

Enfin, il y eut une châtellenie :

La châtellenie de Coulonge, en faveur de Louis d’Aillebout, le 9 avril 1657 s,

— dans Insinuations du Conseil Su ·

. — dans Insinuations du Conseil Su- Es — dans Insinuations du Conseil Su-

iLettres-patentes dans Insinuations du Conseil 86. É AE 74 — 1 lu 55 . 3

châtellenie sont conservées aux archives du séminaire de Québec. i au registre des Insinuations du greffe de la FT em À de le Nouvelles

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tres-patentes s ses Feuilles Volentes, ! p. 20. 8 +

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Les patates sous le régime français

Les Sauvages du Canada connaissaient-ils la patate ?

Il n’y a pas de doute là-dessus. Voyons ce

que disent les anciens récits. .

En 1605, racontant la découverte de la côte des Almouchiquois, Champlain nous dit’: n Devant que d' arriver à leurs cabanes, nous entrâmes dans un champ semé de blé d' Inde.

Le blé était en fleur de la hauteur de 5 pieds et demi. Il y en avait d'autre moins avancé qu’ils sèment plus tard. Nous vimes force fèves du Brésil et force citrouilles de plusieurs grosseurs, bonnes à manger, du petun et des racines, qu’ils cultivent, lesquelles ont le goût d’artichaut.” :

Nous croyons que ces racines qui ont le goût d’artichaut sont tout simplement des patates. - Lescarbot écrit en 1612:

En cette disette on eut avis de quelques racines que les Sauvages mangent au besoin, lesquelles sont bonnes comme truffes. Cela fut cause que quelques paresseux se mirent avec les | diligents à fouiller la terre, et firent si bien par leurs journées qu'ils en défrichèrent environ 4 ! Œuvres de Champlain, vol. 3, p. 66.

quatre arpents, là où on a semé des segles et légumes.” :

Le Père Jésuite Gabriel Marest écrit, de Kaskaskia, le 9 novembre 1712, à son confrère le Père Germon :

Les marais sont remplis de racines, dont quelques’unes sont excellentes, comme sont: les pommes de terre et d’autres dont il est inutile de marquer ici les noms barbares.” :

Le Père Rasle écrit, dans une longue lettre datée de sa mission de Narantsouak, le 12 octobre 1723:

“ Lorsque le blé leur manque ils cherchent dans les champs labourés, des pommes de terre ou bien du gland qu'ils estiment autant que du blé...” 5

Les textes que nous venons de citer établissent que les Sauvages connaissaient les patates, mais ils nous faut connaître également qu'ils n’en mangeaient que faute d’autres aliments.

Hl en fut de même pour les Français et Canadiens pendant toute la durée du régime français au Canada. Ils mangeaient des patates pour | s'empêcher de crever de faim.

. de ce qui s'esi passé au voyage du „ 2 Jesvit Relations and Ale documents, vol. LX VI. * Idem, vol. LXVII, p. 212.

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Le Père Zénobe Membré, parlant du loug et rude voyage qu'il fit avec Cavelier de la Salle sur le Mississipi en 1682 et de leur retour aux Illinois dit qu’ils endurèrent beaucoup de misère : et souffrirent sous le rapport de la nourriture … parce qu’ils n’avaient d’autres vivres que des pommes de terre et des crocodiles. 5

La Mère Duplessis de Sainte-Hélène, supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, écrivait à une de ses amies de France, le 17 octobre 1737 :

Le Canada a été affligé cette année par une grande disette, le blé y a manqué, et les pauvres habitants ont été réduits à manger des bourgeons d’arbres, des pommes de terre, et autres choses qui ne sont point propres à la nourriture des hommes. II y en a qui sont morts de faim n’osant pas déclarer leur pauvreté parce qu ils ne l’avaient jamais ressentie, d’autres ont perdu l'esprit et couru les champs faute de manger : mais on les a fait revenir dans leur bon sens, en leur donnant de la nourriture. On vient grâce à Dieu de faire la récolte, cependant on craint encore qu’elle ne suffise pas, on a un pays qui est sans ressource; nous non: confons à ls divine Providence. 4

1 Revue Canadienne, vol. XII, p. 292.

Le savant suédois Peter Kalm qui visita Québec en 1749, écrit :

Peu de gens ici connaissent la pomme 3 terre, et l’on n’y cultive ni l’espèce commune (solanum tuberosum) ni la patate des Bermudes (convolnulus batatas). Les Français du Canada, lorsqu'on leur demande pourquoi ils ne plantent pas de patates, répondent qu’ils ne leur trouvent aucune saveur, et ils se moquent des Anglais qui en sont si friands.” ‘

Le 8 août 1758, MM. de Vsudreuil et Bigot écrivaient au ministre qui leur avait conseillé d'engager les habitants à cultiver la patate :

Nous répondons à la lettre dont vous nous avez honorés le 24 février dernier, par laquelle vous nous faites part d’un avis qui vous a été donné à l’occasion des patates ou pommes de terre. Elles sont connues en Canada ; mais * l'habitant n’en a jamais cultivé parce qu’il est accoutumé au pain de froment. Un seul particulier en a fait venir de France qu’il a semé sur sa terre, il a reconnu qu’elles produisent beaucoup avec très peu de soin ; M. Bigoten a eu de lui quelques centaines, il les a distribu<es aux Acadiens établis sur des terres, ils en connaissent l’utilité et ils les ont plantées.

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