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dextrum; adeo ut latus corporis finistrum clypeo protegatur ; mox ubi jaculum emiserunt, aut ferream displorerunt fistulam, paulum retrahunt dextrum latus, ac finistrum clypeo tectum obvertunt hosti ”.
Charlevoix, parlant des Miamis, écrivait en 1721 :
‘Autrefois les armes de ces peuples étaient l'arc, la flèche, et une espèce de javelot, l’une et l’autre armées de pointe d'os travaillées en différentes façons, et le casse-tête : c'était une petite massue d'un bois très dur, dont la tête’ de figure ronde, avait un côté tranchant. La plupart n'avaient aucune arme défensive, mais lorsqu'ils attaquaient un retranchement, ils se couvraient tout le corps de petites planches légères. Quelques-uns ont une manière de
euirasse faite d’un tissu de jonc, ou de petites baguettes pliantes, assez proprement travaillées. Ils avaient même anciennement des cuissarts et des brassades de même matière, mais comme “ette armure ne s’est point trouvée à l’épreuve des armes à feu, ils y ont renoncé, et n’ont rien mis à la place. Les Sauvages Occidentaux se servent toujours de boucliers de peäux de bœufs qui sont fort légers et que les balles de fusil ne
Fa
+ 40 — percent pas, il est assez étonnant que les autres nations n’en usent point.
Nicolas Perrot, le célèbre trappeur qui vécut avec les Sauvages de 1665 à 1699, dit aussi qu'ils se servaient de boucliers. i
Il n'y a que la peau du ventre des vaches et celle des veaux d'un an dont ils se servent pour faire des couvertes ; mais celles des buffles sont employées pour des boucliers, dont ils parent contre les ennemis les flèches et les coups de casse-tête. Quand ils veulent apprêter cette peau, ils en coupent une pièce suffisante, et l’ayant bien grattée des deux côtés, ils la font bouillir un moment et la tirent de la chaudière. On l’étend ensuite sur un cercle, de la largeur du bouclier qu'on a dessein de faire, et étant bien sèche elle devient aussi dure que le cuir fort d’une semelle de soulier. Quand les sauvages la veulent couper pour l’étendre, ils prennent : garde de lui donner auparavant la figure la plus ronde qu’ils peuvent, et lorsqu’elle est bien sèche ils en ötent la superficie attachée au cercle. Voilà comme ils font les boucliers qu’ils portent à la guerre :. =
1. Journal d'un voyage dans l' Amérique septentrionale, | vol. III, p. 222.
2. Mémoire sur les mœurs, coutumes et religion des sauvages de l'Amérique Septentrionale, publié par le Père Tailhan, p. 64. :
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Dans l'ouvrage du missionnaire Lafitau, Maœurs des Sauvages Amériquains comparées aux mœurs des premiers tem ns, publié à Paris en 1724, on trouve la gravure d’un sauvage portant un bouclier qui ressemble beaucoup à celui dessiné par Champlain.
Il n’y a donc pas de doute possible. Toutes les nations sauvages qui habitaient le territoire actuel du Canada et des États-Unis au temps de Champlain se servaient du bouclier. Il s’en suit que le monument de Plattsburg, sur cepoint du moins, est conforme à la vérité historique.
La mort du Père Marquette
Lors de son premier voyage chez les Illinois, en 1673, le Père Marquette leur avait promis d’y retourner l’année suivante, pour leur apprendre les mystères de notre religion. Les grandes fatigues qu'il avait essuyées pendant ee voyage l’avaient tellement abattu, qu'il fut sur le point de renoncer à son projet. Cependant, son mal ayant considérablement diminué,