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L’ARDOISIERE DU GRAND-ETANG

Je 23 mars 1691, MM. de Frontenac et Bochart Champigny concédaient à François Hazeur, bourgeois, de Québec, une étendue de terre de deux lieues de front sur trois lieues de profondeur au lieu appelé la Grande Vallée des Monts Notre-Dame, pour y établir une pêche à la morue et y faire d’autres établissements.

Six ans plus tard, le 20 septembre 1697, MM.

de Frontenac et Bochart Champigny faisaient à François Hazeur et Denis Riverin une autre concession, six lieues audessous de la Vallée des Monts Notre-Dame. Cette fois, les deux bourgeois de Québec obtenaient toute l’anse de l’'Etang avec demi-lieue de front de chaque côté sur une lieue de profondeur.

À la mort de M. Hazeur en 1708 ses seigneuries de la Grande Vallée des Monts et de l’Anse de l’Etang passèrent à ses enfants.

Le savant docteur Michel Sarrazin ayant épousé, en 1712, une fille de F rançois Hazeur, devint propriétaire, pour partie, de ces deux seigneuries.

Dans une visite que Sarrazin fit à ses seigneuries au printemps de 1728, il découvrit une ardoisière assez considérable au Grand Etang. Sarrazin, qui était entreprenant et se croyait des dispositions pour le commerce, se décida à exploiter cette ardoisière.

MM. de Beauharnois et Daigremont écrivaient au ministre le 16 octobre 1728 :

“On a fait le printemps dernier la découverte d'une ardoisière que l’on dit très abondante, et qui sera d’une grande utilité dans cette colonie, à cause des fréquents incendies dont elle est affigée et dont nous venons d'avoir l'alarme tout récemment, le feu ayant pris avant-hier au grand couvent des Récollets dont la maison est couverte de bardeau, aussi bien que leur église. Le voisinage de ce couvent, qui n'est séparé du château que par une place assez étroite, me fit craindre d'abord pour la poudrière qui est dans la cour: j'allai aux Récollets, et avec le secours que je leur fis donner, on vint à bout d'éteindre le feu.

“L’ardoisière dont on a fait la découverte est

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