‹ Les petites choses de notre histoireChapitre 77 sur 100 · Revue Canadienne, année 1869, p · texte numérisé non relu

Revue Canadienne, année 1869, p

de 1832 se moquèrent des conseillers législatifs en les traitant de vieillards malfaisants, mais ni l'un ni l’autre des deux journaux patriotes n'était le père de ce mot malin.

C'est John-Arthur Roebuck qui en fut l'auteur. Roebuck avait vécu quelques années au Canada. De retour en Angleterre, il fut député au Parlement anglais et agent de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada. Il fut toute sa vie ur ardent ami des Canadiens.

La Gasctte de Québec du 18 juin 1836 disait :

“ L'expression de vicillards malfaisants appliquée à MM. le juge-en-chef Sewell, l'évêque Stewart, le receveur-général Hale, et 20 ou 30 autres de nos concitoyens les plus respectables et les, plus respectés, est devenue classique pour le Canadien, depuis qu’elle a été prononcée par M. Roebuck, soit: mais une polissonnerie, pour avoir été dite par M. Roebuck et répétée par tous les gamins de nos rues, en serait-elle moins une polissonnerie ? ”

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