Chapitre , Voilà la dernier
CÉCILE
M. Tricot revient ?
FRIBOURG
Oui, la petite ange.
JULIEN
Comment faire ?
SUZETTE
Où avez-vous laissé le défunt ?
A table, entre une bouteille et un pâté , à six lieues d'ici ; là , tout contre, son carriole renversît.
Il s'est blessé ?
Ditout, ditout.
CECILE
FRIPOURG.
Air : Du ballet des Pierrots.
Loin des eaux, pour être plus libre , D'un trait Tcher oncle v'nait ici ; Mais Vcheval perdit l'équilibre > Et puis le carriole aussi.
Pour réparer cette algarade, J'voyais le moment ous qu'au total , L'cheval n'traînant plus Tmalade, L'malade allait traîner Vcheval.
JULIEN
Ah! ali! les voyez-vous arriver l'un portant l'autre.
FRIBOURG
Oui , mais la p'tite cheval y mettre de l'obstination 5 elle n'voulait pas-, aussi votre oncle avre dit à moi : Fri- Lourg , va , toi , devant , car javre envie d'être malade ici tant qu'il sera dimanche, pour qu'on refasse mon carriole lundi, et que j'arrive chez mon femme mardi.
SUZETTE
Mardi , c'est demain. . . Il faut agir aujourd'hui. . . M. Fribourg, écoutez bien votre consigne.
Oui, ma commandant.
SUZETTE
Il faut dire et affirmer à madame Tricot que quand son mari fut mort , il mourut tout-à-fait.
FRIBOURG
J'entends-, ohl la bonne drôlerie! par cette ruse, vous espérez avoir son consentement à la mariage.
SUZETTE
J'en ai déjà glissé deux mots à notre veuve ; elle ne veut entendre parler de rien 5 cela renouvelle sa peine 5 mais nous avons la journée devant nous, agissons.
FRIBOURG
Che demande pas mi.sux, p'tite ange, che agis beaucoup, moi, mais ce n'est pas à jeun.
JULIEN
Voici la clé de la cave.
CÉCILE
Et le chemin de la salle à manger.
FR1B0URG.
TartefF, je vole à l'ouice prendre des forces pour pleurer avec la veuve, et rire avec vous.
CÉCILE
Voici ma tante !
C'est le moment, M. Fribourg.
Et mon soif!
SUZETTE
Yite, vite , le mouchoir à la main, et la larme à l'œil , si c'est possible. . . Elle entre ; attention.