‹ Les petits appartemensChapitre 136 sur 356 · SCÈNE l · texte numérisé non relu

SCÈNE l

1rs ai, mis, UN DOMESTIQrr.

LE DOMESTIQUE

Le déjeuner de M. le fournisseur est servi.

( '7) DUFOURAGE.

Laisse-moi, je t'en prie; mon déjeuner va se refroidir...

JULIEN

Vous voyez un pauvre soldat accablé de fatigue... et vous pouvez lui refuser...

DUFOURAGE.

Qu'il rejoigne son corps... je ne suis pas obligé d'avoir des vivres à la disposition de tous les soldats.

JULIEN

Mais offrez-lui de partager votre déjeûner.

DUFOURAGE.

C'est cela!... des dindes truffées, des salmis de perdreaux!... Peste, la nourriture de l'armée coûterait chère!... en outre de cela , j'ai des officiers-généraux à traiter. LE DOMESTIQUE.

Le premier service est sur la table... votre maître d'hôtel dit que le gibier ne peut pas attendre.

GUILLAUME

Et pas de pain !

DUFOURAGE.

Allons , allons... je te suis.

GUILLAUME

Jeune homme, cesse de le prier... un soldat peut mourir, mais il ne sait pas s'humilier.

DUFOURAGE.

A la bonne heure, il a un beau caractère, j'aime qu'un soldat soit fier.

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