SCÈNE VIII
Les Mêmes, JULIEN.
JULIEN
M. Dnfouragc, je viens vous dire qu'il m'est impossible de faire ce que vous attendiez de moi... Que vois-je? le soldat que j'ai rencontré hier!
GUILLAUME
C'est vous, mon brave, vous qui m'avez secouru, et vous êtes à son service?
JULIEN
Non, je renonce à ma place. Ainsi, Monsieur, ne comptez plus sur moi.
DUFOURAGE , surpris.
Tu ne veux plus être mon secrétaire?
( ><* ) GUILLAUME
\<>ii , non, jeune boni me; vous avez trop bon cœur pour être même surnuméraire chez lui.
DUFOURACE.
Ab ! ça, voyons que signifie ces quolibets... ces jeux de mots?
JULIEN
J'ai vu cette jeune femme, celte paysanne; ces pauvres gens, depuis si long-temps souffrent tous les maux de la guerre ; et vous allez leur ravir encore les produits de leurs ebamps. GUILLAUME.
C'est ce que disent tous les paysans. Il n'y a qu'un cri sur son compte.
DUFOURAGE.
Mais c'est inconcevable!... j'ai mission pour cela, Monsieur ; nous sommes sur un terrain conquis... c'est autant de pris sur l'ennemi... Mais vous autres , petits cerveaux étroits, vous ne connaissez pas le métier de conquérant.
GUILLAUME
Ce conquérant à coups de plume.
DUFOURAGE.
Je travaille pour ma patrie, M. le hussard'..1, je liens la plume, ri vous tenez le sabre... chacun son genre... de quoi vous plaignez-vous ? Tls ont de la renommée, des triomphes, de la gloire... et ces gaillards-là ne sont pas contens...
JULIEN
Quoi qu'il en soit,jn vous prie de recevoir ma démission... je ne pourrais pas continuer...
DUFOURAGE.
Va-t-en au diable!... vous n'entendez rien aux matières administratives.
( Il/ait un pas pour sortir. ) GUILLAUME, se mettant au-ilevant île lui.
\insi , vous niiez me laisser là... sans me faire donner des souliers... du pain ?