SCÈNE XXII
VALBRUN, LEDOUX, sortant du restaurant. — Frédéric, Gustave, Auguste , se montrent de temps en temps au rez-de-ch a us s ce.
valbrun , après avoir lu la lettre gui vient de lui être remise.
I ort bien. . ■ nos jeunes gens n'ont clé qu imprudens , et je n'aurai qu'un mot à dire pour ôter à M. Auguste l'envie de reparaître. . , Allons prévenir Emilie. . . LEDOUX j à part.
Si je sais comment m'y prendre, par exemple! Ma foi, je vais faire toulbonnement comme celui qui, tont-à l'heure. . ( Haut à PaWrun ,qui va pour entrer.) Monsieur, il me semble que j'ai eu I honneur de vous voir dimanche dernier à Tivoli.
VALBRUTT, à part.
Que me veut cet original? (Haut.) Se crois pouvoir vous assurer, Monsieur, que vous êtes dans l'erreur., et la preuve, c'est que j'arrive à Paris aujourd'hui même. LEDOUX , à part.
Diable! ces choses-là ne son! faites que pour moi. (l/aul-) Si ce n'est vous, c'est donc votre frère?
VALBRDX.
Je n'en ai plus.
LEDOUX, à pari.
Le malheur m'en veut, (f/aut.) En ce cas, Monsieur . est vous; il faut absolument que ce soit vous.
VALBRTJN.
Au fait, Monsieur . où voulez-vous en venir 1
LEDOVX , à par!.
Allons , Ledoux, mon ami. . . ( Tfaitt.) Il est inutile de dissimuler, Monsieur , c'était bien vous; je vous reconnais à merveille. • . Vous vous êtes permis de pincer le bras à ma respectable épouse, et vous pense/, bien que ça ne se passera pas comme ça. . . ( A part. ) Ils tardent bien h se montrer. . . Hum !
VALBRTJN.
De'cide'ment , Monsieur, êtes-vous fou?
LEDOTJX.
Fou ! moi , fon !.. . ( Se retournant du côté du restaurant.) Hum! hum !.. . Je vous le répète, ça ne peut pas se passer comme ça... Hum!
VALBRTJN.
Allez au diable , vous et vos bisloires!
LEDOUX
Que j'aille au diable! Non , Monsieur , je n'irai pas .. je ne veux pas y aller, au diable. . . . Hum! hum! Qu'est-ce que cela signifie donc?. .. . Hum! hum! bum!... Ah! les voilà , je respire.
les mêmes, FRÉDÉRIC, GUSTAVE, AUGUSTE,
sortant au salon.