LES MÊMES , EMILIE
EMILIE
Tenez , mon père , voyez mon dessin . . . Ciel ! monsieur Gustave!. . .
GUSTAVE
Mademoiselle. . .
VALBRUN
Et ton cousin Frédéric. . . Je viens de les rencontrer à l'instant, et tu me vois encore enchanté de la manière dont ils m'ont accueilli. Eh bien , Frédéric, tu n'embrasses pas
Le Tir. 5
( il )
ta cousine? et vous , monsieur Gustave, voiis ne renouvelez point connaissance avec ma fille ? Qu'avez-vous? vous paraissez confus , embarrassés. . . Remettez-vous, ou nous pourrions croire que nous êtes coupables.
FRÉDÉRIC
Mon oncle. . .
GUSTAVE
Monsieur. . .
VALBRUN
Par bonbeur , je sais qu'il n'en est rien... je sais que vous n'avez à vous reprocber que quelques étourderies bien pardonnables à votre âge , et que votre seul tort est d'avoir accordé, trop légèrement, votre confiance et votre amitié à un bouime. . .
auguste , à part.
Aie ! aie ! nie I
VALBRUN
Ceci vous regarde, monsieur Auguste.
AUGUSTE
Moi ?. . . Cette offense. . .
JOLICŒUR
Ileia?...
VALBRUN
Tais-toi. ( A Auguste. ) Ali! je sais que vous maniez l'épée avec beaucoup d'adresse; mais vous trouverez boa que je ne nielle point votre talent à lépreuve. . . A ce langage, vous songez que votre réputation est venue jusqu'à moi.
air : S'il m'es/ permis cfe/i convenir. ( du Mari confident.)
Allons , Monsieur retirez-vous , Désormais craignez ma présence i Je retiens ici mou courroux, J'aurais plus tard moins d'indulgence.
Si quelquefois , l'bomine d'honneur , Quand la raison veut qu'il sévisse , N'eat qu'indulgent eu excusant l'erreur, 11 est coupable eu pardonnant au vice.
auguste, avec audace.
Monsieur ! . . .
( Jolicœur est sur Le point d'éclater. — falbrun l'arrête.)
valbrun , présentant à Auguste la lettre de Durlis. Lis ez . . .
auguste, après avoir lu.
Ah ! diable! je suis connu! ( A Valbrnn. ) Monsieur, j'ai bien l'honneur. . . ( A Jollcœur. ) Brave homme, y a-t-il des voitures par ici?
JOLICCEUR.
Oui, Monsieur , des cabriolets , à la porte Maillot.
1^ Il se retire confus. )
gGENE XXVI ET DERNIERE.
les mêmes, excepté AUGUSTE.
VALBRUN, à LêtlouX.
Pour vous , monsieur Ledoux , avant de prendre le titre de mon intendant , vous voudrez bien attendre que je vous l'aie confirmé.
LEDOUX, à part.
Je vois qu'il faudra que ma femme s'en mêle encore. . . Pauvre femme ! elle ne se reposera donc jamais !
VALBRUN
Allons , mes enfans , ne parlons plus de cela. Frédéric, je veux te servir de père. . . Auguste , je serai votre protecteur; je ne désapprouve pas tout-à-fait certaines espérances... nous en reparlerons un jour. Mais, pour être plus sûr de votre ,esse, je veux être maintenant de toutes vos parties *le plaisir; et de temps en temps, nous visiterons en famille le tir et le restaurant.