‹ Les petits appartemensChapitre 243 sur 356 · BONNARD, BOULIN, FINOT · texte numérisé non relu

BONNARD, BOULIN, FINOT

bonnard ; il parle au-dehors.

Plus tard , après déjeuner , je ferai mes autres visites. ( II voit Boulin. ) Que désire monsieur?

FINOT

Not' maît' , c'est un malade qui vient vous consulter.

BONNARD

C'est bien, donnez des sièges et laissez-nous. [Finot obéit, et sort en faisant des signes à Boulin. — à Boulin. ) Mes soius vous sont nécessaires ?

- BOVtlN.

Oui, docteur, et je ne doute pas que votre talent ne soit à la hauteur de ma maladie.

BONNARD

Trop bon, en vérité. {Ils s'asseyent.) Qu'est-ce que nous ressentons?

boulin, embarrassé.

Ce que nous ressentons?

BONNARD

Oui , les symptômes?

BOULIN

Monsieur, c'est une espèce de... je ne sais comment vous exprimer cela... c'est une espèce d'irritation... langoureuse.

BONNARD

Système nerveux.

BOULIN

Justement, ce qui fait que sans être précisément malade, on n'est pas précisément bien portant; cela fait qu'on n'est jamais sûr de sa santé.

BONNARD

Nous sentons-nous des forces?

BOULIN

Je ne suis pas un^fleide, mais...

BONNARD

L'appétit ?

BOULIN

Ça varie; il y a de"s momens où j'en ai beaucoup!... je mange! je mange!... et puis après je n'en ai plus du tout.

Le sommeil?

BOULIN

Le soir... oui, je me couche, je dors, je dors bien !.. mais le matin, une fois que je suis réveillé, impossible de me rendormir,

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