‹ Les petits appartemensChapitre 279 sur 356 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

FANCHETTE, JOLIBOIS, sortant de l 'auberge.

Non , mam'selle , c' n'est pas aiusi qu'on en agit au vis-àvis d'un futur.

FANCHETTE

Tu m'impatientes !

C'est ça, j' vous impatiente! Croyez-vous donc que f sois aveugle , ou ben que)' n'y voye pas clair! allez,, vous ti' vriez rougir. La fille unique d1 M. Bonneau , aubergiste distingué , d'un nomme connu dans tout c' canton, s' laisser enjôler par un p'tit mauvais sujet.

FANCHETTE

Vas-tu recommencer tes disputes éternelles ?

Vous verrez qu'ail' soutiendra qu'ail' ne l'aime pas.

FANCHETTE

Qui, Alain? et quand j' l'aimerais, est-ce que cela te r 'sarde ?

Tiens! si ça me r 'garde '. nous sommes à la veille d' nous

! si ça me r'gan marier i

FANCHETTE

Ça n'est pas encore fait.

C'est vrai , mais vot' père a promis...

FANCHETTE

Et moi , je n' promets rien.

C'est plus facile à t'nir. J' vois ben qu' vot' amour vous tourne la tête ; mais M. Bonneau a pris son parti là-dessus , et faudra qu' vous preniez l' votre. Il ne veut plus entendre parler de c' vaurien d'Alain, qui n'a jamais eu ni père ni mère, qui n' lient à personne dans le village, et qui n1 peut pas vous offrir dans le monde cette considération qu' vouj trouverez avec un jeune homme comme moi.

FANCHETTE

Jolie considération! un garçon d'uubcrgc !

Oui ; mais il n'y a que cVauberge-lù dans tout 1' village;

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