‹ Les petits appartemensChapitre 280 sur 356 · AN: II F. T TE · texte numérisé non relu

AN: II F. T TE

Cela n'empèche pas mon père de s'y ruiner. Pour nn dîner ou deux qu'il donne aux: voyageurs qui s'arrêtent ici pat hasard ou par accident, notre maison reste vide des mois entiers.

JOLIBÔIS.

Il est vrai que nos bonnes fortunes nous viennent toujours. des diligences versées ou dos chaises brisées ; mais 1' dîner d'aujourd'hui va payer les frais d' toute l'année ; c'est un grand seigneur, à c' qu'on dit.

FANCIIETTE.

Bon! ces gens-là paient encore plus mal que les autres.

Ah ben! si vot' père vous entendait !

FANCHETTE

Oh ! je connais sa manie , son respect pour tous les habits brodes. Parce qu'il a été cuisinier de l'ancien seigneur du lieu, et qu'il a vécu quelques mois au château , il se croit déplacé dans ce village , et ne soupire cm'après les cuisines de la cour.

Dam' '. il a d' l'ambition ; et moi aussi , mam'selle.

( 77 veut l'embrasser}.

FANCHETTE , le repoussant.

Finis donc } ou je vais crier.

C'est indigne , moi qui vous aime.

FANCHETTE

Ce n'est pas ma faute.

Nous verrons si vous parlerez comme ça en face d' vol père ; nous verrons, mam'selle. Le v'iù, tenez.

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