DONNE U ET JOLIBOIS
Sa voilure !
(Si )
ALAIN
3'i'ai laissée à l'entrée du village J parce que la grande rue est trop étroite pour la faire passer.
BONNEAU
Un colonel! un château! une voiture!., miséricorde! qu avons-nous fait ?
FANCHETTE
Quand j'disais que ce n'étaient pas des voleurs !
ALAIN
Comment, des voleurs! le colonel de Saint-Ernest?
De Saint-Ernest!., ah! ben , j'en ai fait d'belles! bonneau , à Saint- Ernest.
Ah ! M. le colonel , pardonnez-moi. . . je vous ai manqué , c'est vrai... mais aussi , c'est ce damné imbécille... {montrant Jolibois ).
Vous verrez qu'c'est moi qui finirai par avoir tort \
LÉON
Cela doit être.
Allons, M. Bonneau, si nous nous sommes un peu trop amusés à vos dépens , vous êtes le seul coupable ; nous avions un appétit dévorant -} on ne pouvait être reçu chez vous sans faire ses preuves de noblesse , et pour ne pas nous passer de diner, nous avons eu recours à une espièglerie de garnison.
BONNEAU
M. le colonel , c'est bien de l'honneur pour moi , assurément.
SATNT-ERNEST , lui donnant une bourse.
Tenez , voilà pour vous indemniser du trouble que nous avons causé.
/ BONNEAU, bas,, à Jolibois.
Une bourse d'or pour un diner ! c'est vraiment digne d'un Roi!
jolibois , de même.
Ah! ça, est-ce qu'il ne m'indemnise pas aussi , moi ! ce soufflet valait son pesant d'or , au moins!
SAINT-ERNEST
Parlons de l'intéressante Fanchette. M. Bonneau } je ne suis n'y prince ni roi ; c'est un petit inconvénient dont , pour ma part , je suis tout aussi fâché que vous ; mais , enfin , c'est un mal sans remède. J'ai mérité le grade de colonel ; je jouis
d'une grande fortune : c'est bien quelque chose; et si vous ne tenez pas. absolument à ce que votre fille soit mariée par un souverain , je vous oflre pour elle un mari et une dot.
Un mari !.. un moment, s'il vous plaît 3 il est tout trouve le mari.