F A NT. METTE
Oui , mais mon père ne peut pas refuser M. le colonel.
BONHEAIJ.
Sans doute, et je suis prêt à accepter la dot et le mari.
LÉON
Yoilà ce qui s'appelle un hou père.
SAINT-ERNEST
Allons , approche , Alain.
Alain !
BONNEAU
Mais , M. le colonel , il n'a pas d'état , pas de fortune.
SAINT-ERNEST
Qu'à cela ne tienne : je veux lui donner une place distinguée; je le nomme, dès aujourd'hui , mon premier garde... BONNEAU , enchante.
.Votre premier...
SAINT-ERNEST
Garde-chasse. Je l'installe le jour des noces , et je le loge au château avec Fanchelte.
ALAIN
Ah ! M. le colonel , que de reconnaissance I
BOHHEÀ.17.
Je consens à tout , à tout absolument.
J'étais sur que vous finiriez par-là.
BONNEAU , bas j àJolibois.
Ecoute donc , je ne puis pas désobliger un colonel ; mais , patience , mon ami , demain nous recevrons un véritable seigneur , cl certainement on ne m'y trompera plus. S ÙNT-ËRHEST.
Ne jurons de rien, mon cher M. Bonneau ! croyez-moi , le plus sage , est de bien accueillir tout le monde, de servir également le voyageur modeste , le seigneur fastueux... ( £'* riant ). et surtout de respecter les incognito.